Alerte en santé!

Le premier ministre Philippe Couillard.... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

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Le premier ministre Philippe Couillard.

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Le Quotidien

Dernièrement, j'ai écrit une lettre ouverte dans laquelle je mentionnais trouver M. Philippe Couillard courageux de vouloir assainir nos finances. Je disais aussi qu'il y avait deux secteurs où il ne devait pas couper: en santé et en éducation. La population est vieillissante et vit plus longtemps. M. Couillard ne l'a pas encore compris...

Certaines décisions sont faciles à prendre. Pensons à la majoration des frais de garderie. Mais quand on s'attaque à notre système de santé, je me dis qu'il ne faut pas les laisser faire. Je suis prêt à déambuler dans les rues, en donnant notre parcours et sans masque, ni cagoule!

C'est de la fausse représentation de la part de M. Couillard puisque jamais durant sa campagne électorale il n'a fait mention de ce qu'il désirait faire de notre système de santé, soit à mes yeux le détruire. Messieurs Barette et Couillard coupent de plus en plus dans nos services, nos hôpitaux, dans la gratuité. Si, collectivement, on ne se réveille pas à temps, je nous souhaite beaucoup de sous pour se faire soigner lorsque nous tomberons malades!

J'ai moi-même eu besoin de soins médicaux dernièrement. Étant sans médecin de famille, on m'a donné le minimum gratuitement à l'urgence et référé au privé pour la suite. J'ai refusé d'aller au privé parce que je suis contre ce système de santé à deux vitesses qu'on nous impose de force.

Petite suggestion même si je semble oublier qu'ils n'en veulent pas: plein de gens sont toujours sans médecin de famille. Les médecins se disent débordés, ne peuvent prendre davantage de patients. Je crois qu'il est temps que les médecins apprennent le sens du mot «délégation». Vous pouvez transférer une partie de vos pouvoirs aux pharmaciens qui eux, j'espère, n'exagéreront pas avec leur rémunération. Les infirmiers et infirmières peuvent aussi vous dégager. Mais pour ça, il faut vouloir. Ainsi vous pourriez ajouter de nouveaux patients à votre clientèle et tout le monde en sortirait gagnant.

SVP, arrêtons la progression des cliniques privées! Redonnez-nous nos services publics gratuits ou à coût moindre.

Ces jours derniers, j'ai vu le film intitulé «Le prix de la santé» où l'on tentait par tous les moyens de tasser les malades qui coûtaient trop chers. Si l'on regarde ce que nous faisons actuellement, c'est-à-dire des fermetures de lit, des cliniques privées, des fermetures de CHSLD publics au profit de centres privés dispensant les mêmes services mais à des coûts beaucoup plus élevés pour le malade...

Actuellement, les gens sans médecin de famille n'ont d'autres choix que de se tourner vers les urgences ou les cliniques sans rendez-vous. À la fin de leur visite, ils repartent avec une prescription et une tape sur l'épaule. On les retourne chez eux ou chez leurs enfants ou amis sachant très bien qu'ils devraient dans bien des cas bénéficier d'un suivi. Donc dans quelques mois, lorsque la douleur sera trop intense ou que la situation se sera trop détériorée; il faudra reprendre le même manège. L'urgence devrait pouvoir assigner un médecin de famille à un patient qui a besoin de suivi.

À tous ceux qui liront cette lettre ouverte, je vous laisse à vos réflexions!

Gilles Lapointe

Jonquière

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