La quête des valeurs

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Le Quotidien

En cette période d'austérité où l'on voit poindre à l'horizon une catastrophe économique, le peuple québécois et son gouvernement s'attaquent selon moi aux symptômes d'un problème plutôt qu'à ses racines profondes. Quand il faut régler une situation, il faut agir sur la bonne cause. En mettant le focus sur la mauvaise cible, on ne pourra jamais s'en sortir collectivement.

Oui, certainement, le Québec s'endette démesurément et il faut y mettre fin. Oui, aussi, le système de santé explose et devient de plus en plus incontrôlable. Oui, les conditions des régimes de retraites des employés de l'État sont injustes pour une majorité de la population qui n'ont pas les mêmes avantages. Oui, le régime des garderies, actuellement, ne tient plus compte de notre capacité de payer par rapport au coût réel du réseau et il faut y voir. Oui, dans quelques années, le nombre de travailleurs en âge de supporter le fardeau fiscal de la génération vieillissante ne sera plus suffisant.

Derrière ce mur économique qui arrive à grands pas, se cache à mon avis dans les profondeurs de notre âme, le véritable problème des Québécois. La dérive spirituelle est selon moi le premier responsable de toute cette situation. Regardez ce qu'enseigne l'histoire et retenons des leçons et vous verrez que la chute des plus grand empires (grecque, romain et maintenant la société occidentale) a débuté par la décadence accélérée de ses dirigeants et de sa population.

En laissant de coté des principes comme l'altruisme, la générosité, l'honnêteté, le respect de sa parole donnée, l'esprit de sacrifice, la bienveillance et j'en passe, la fibre morale de la société québécoise s'est effritée au fil du temps et les moeurs se sont relâchés pour devenir contre-nature à l'avancement collectif. Présentement ce qui est florissant comme concept, c'est l'égocentrisme, à savoir que j'essaie de tirer la couverture au maximum de mon bord et ce peu importe si les autres, eux, souffrent...

Cet égoïsme généralisé qui empoisonne toutes les sphères de la société amène l'individu à devenir corruptible à la moindre occasion, perdu dans de faux concepts de liberté individuelle. Tout le monde veut le bonheur mais cela, en autant que ses acquis ne seront pas touchés! Peu importe le système et ses lois, si la grandeur spirituelle d'une population n'est pas derrière ces concepts, c'est l'effondrement de la société qui se dessine à l'horizon un jour ou l'autre lentement mais sûrement.

Jean-Marc Girard

Jonquière

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