Des hausses constantes

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Le Quotidien

À chaque année, le conseil municipal d'Alma nous sert le même discours: en novembre on mentionne dans les médias que «peut-être» il y aura une hausse de taxes pour la prochaine année. Et en décembre, dans le confort et l'indifférence d'une population occupée à préparer Noël, on confirme la hausse de taxes. Seul le prétexte change d'une année à l'autre pour refiler aux contribuables une augmentation de la taxe foncière. Une année c'est le coût de la vie, une autre année c'est une coupure etc... Pendant ce temps, la ville de Roberval annonce qu'elle ne haussera pas les taxes foncières, malgré la coupure (de transfert financier) du gouvernement provincial. Même situation, deux discours...

Quelque part en mai ou en juin dernier, la ville d'Alma annonçait un surplus de 1,7 million de dollars. Quelque 1,7 million $ ont été dépensés au complet au cours des derniers mois, et il n'en reste plus pour absorber une coupure d'à peine 450 000$, refilée par le gouvernement du Québec il y a quelques semaines?

Je dis bien à peine 450 000$ car avec un surplus de 1,7 million de dollars annoncé en juin, comment annoncer une hausse de taxes pour janvier 2015? Le conseil municipal n'a pas été capable de prévoir un coussin de 450 000$ avec un surplus dans ses coffres de 1,7 million $ quelques mois plus tôt?

Depuis maintenant plus de dix ans, à chaque année la ville d'Alma génère un surplus de 1 à 2 millions de dollars. Sans risque de me tromper, une somme totalisant 12 à 15 millions de dollars, peut-être plus, a été déclarée en surplus avec le cumul des années. Et sans risque de me tromper, les contribuables d'Alma ont quand même dû subir des hausses de taxes deux années sur trois, peut-être plus.

À chaque année un peu plus de taxes, juste bien pour ne pas provoquer du remous auprès du contribuable. Mais le cumul de «ces petites augmentations annuelles» entraîne une facture salée c'est le moins que l'on puisse constater. À preuve, en 2006, mon compte de taxes foncières était de 1 381,71$. En 2014, il était de 1 787,39$, pour une augmentation de 405,68$, soit un pourcentage de 29,4%. La facture totale incluant l'aqueduc et la cueillette d'ordures était de 1 753,76$ en 2006 pour passer à 2 279,60$ en 2014; une augmentation de 525,84$, soit 30% exactement. Et je n'inclus pas la taxe scolaire qui elle est passée de 411$ par année à 617$, entre 2008 et 2014; une augmentation de 50,1% en six ans!

Si j'additionne les deux augmentations de taxes municipales et scolaires pour ma propriété, ma facture totale est passée de 2 164$ à 2 897$, soit 733$ de plus donc 33,8%. En gros, c'est près de trois fois le coût de l'indice de la vie pour la même période de temps!

Et pendant toute cette période de temps, je n'ai ni agrandi ma propriété, ni aménagé de nouveaux espaces, j'ai tout au plus changé des armoires de plus de 30 ans pour des armoires pré-fabriquées. Notez que les chiffres que j'ai utilisés dans cette lettre ouverte sont extraits de mes comptes de taxes municipales et scolaires, de 2006 à 2014 au municipal, et de 2008 à 2014 au scolaire.

André Tremblay

Alma

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer