De l'imagination en santé!

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Le Quotidien

M. Joël Martel,
Je suis un lecteur assidu de vos chroniques que je trouve très à propos. J'ai particulièrement apprécié celle du 13 novembre dernier, intitulée: «On se serre la ceinture».

Vos propos reflètent entièrement ma pensée, et ma déception, face au premier ministre Couillard, mon député. Ses actions, réactions ou tous les ballons politiques lancés ne reflètent pas ce que nous nous attendions de lui, surtout de ses réflexions et opinions émises durant la campagne. Comme bien des hommes politiques arrivés sur les hauts tabourets, l'on ne voit plus la réalité des gens d'en bas... Pourquoi faut-il que ce soit toujours les mêmes (citoyens de la classe moyenne) qui écopent? Je suis conscient que c'est la plus grande proportion de la société, et que c'est là qu'il est plus facile (d'agir)...

Je croyais, j'espérais, que votre vaste expérience et votre intelligence vous permettraient d'innover, inventer, créer, de trouver de nouvelles solutions. N'est-ce pas ce que nous attendions de vous et de votre équipe?

Pourquoi des millions de Québécois n'ont-ils pas (un meilleur) accès dans les urgences? Pourquoi faut-il attendre des mois pour des examens et/ou être opéré? Des millions de dollars sont injectés (dans le système). Mais où vont ces millions? Trop de structures non productives et inutiles, trop de cadres? Il serait important de comparer notre système de santé concernant l'aspect «accès des clients», les bénéficiaires et les aussi les contribuables, à d'autres pays et provinces.

Comment expliquer qu'avant la nationalisation ou le transfert du système au public, cela fonctionnait bien: pas autant de structures, de cadres, de sous-cadres, avec le même nombre de lits souvent plus et sur de plus grands territoires. Aujourd'hui l'on ferme des lits quand ce n'est pas des départements, pour faire des bureaux!

Comment justifier qu'il y ait des budgets séparés pour l'ameublement, l'aménagement des bureaux, d'autres pour l'équipement, et tous ces budgets séparés cloisonnées ne peuvent servir à d'autres fin et s'ils ne sont pas utilisés doivent être remboursés, sans doute pourquoi on dépense et on rénove beaucoup dans les services de santé, mais pas plus de service pour les patients au contraire on réduit l'espace qui leur est alloué?

Dans le service publique aucune obligation de résultats? On amène à tout bout de champ des projets dit structurant, mais qui n'aboutissent jamais ou se révèlent des flops monumentaux dont nous payons le prix. Et pour réaliser ces projets, l'on doit multiplier les réunions et les comités qui accaparent des gens des journées entières sans résultats tangibles! Et pendant ce temps, les services?

Comment expliquer les dédoublements de programmes alors qu'il peut y avoir un organisme sans but lucratif qui donne un ou des services depuis des années et qui est en partie subventionné par le gouvernement, c'est-à-dire nous, avec des bénévoles et l'hôpital, le CLSC, ou autre décide de partir dans ses murs un organisme dans le même but final mais dont on définit la mission différemment ce qui leur permet d'obtenir des budgets supplémentaires. Changer des «bobettes» à 10$ pour de «bobettes» à 100$, ça reste des «bobettes»!

Dans le système de santé, il faut revenir à la base en faisant du service à la clientèle «patients». Dans le système, il y a des gens intelligents, ouverts d'esprit, capables de faire avancer, mais souvent on les pousse: ils dérangent trop.

Je ne comprends pas que nos décideurs n'allument pas.

Claude Perron

Saint-Félicien

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