Structures à revoir

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Le Quotidien

La grippe frappe fort dans la région au point de créer des débordements dans tous les établissements de santé de la région. Et le reste de la province n'a guère été épargné non plus. Réussira-t-on à endiguer ce phénomène sans en reconnaître les véritables causes ? Ce ne sera certainement pas en ajoutant de nouveaux Groupes de médecine familiale (GMF), comme le proclame le ministre de la Santé, Réjean Hébert, avant que les CSSS, les portes d'entrée du système, et les GMF existants, élargissent leur offre de service en soirée, les fins de semaine et à domicile et, cela, même pour un patient orphelin! On devrait aussi pouvoir s'y présenter en urgence comme cela se fait dans plusieurs disciplines du secteur privé. Ce n'est pas non plus la multiplication des structures, entendez, GMF, regroupement de GMF, cliniques réseau, qui ne font qu'ajouter de la confusion dans la population et augmenter le stress chez le patient, qui corrigera la situation.

Donc, malgré les abus évidents de certains visiteurs des salles d'urgence, il est difficile de ne pas imputer à ces groupes, GMF et CSSS, une large part des débordements qui se produisent aux urgences. Dites-nous quels recours restent à un patient s'il n'a pas de rendez-vous fixé des jours ou des mois d'avance? Ou encore à celui qui n'a pas été agréé par un GMF établi parfois depuis même dix ans dans son secteur? Faudrait-il décider du jour où un malaise nous visiterait ? Il est vrai que certains posséderaient des dons de voyance...

Bien plus, selon certaines sources, soigner un patient en urgence coûte 175$ à part le salaire du médecin traitant. Faites le calcul lorsqu'il y a affluence, cela fait un joli montant! Et, comme un certain nombre emprunte une ambulance, service gratuit pour des groupes ciblés... Ne pensez-vous pas qu'il soit pressant d'y remédier, surtout avant que le bas de laine des payeurs d'impôts s'épuise? Qui plus est, comment prétendre que le citoyen en reçoit pour son argent dans un tel système ?

S'il est important de sensibiliser la population sur le sens d'une urgence, qui voudrait dire «danger de mort» en médecine de même que sur les coûts des services hospitaliers, ne serait-il pas plus pressant encore de leur offrir de vrais services de proximité afin de permettre aux centres hospitaliers de mieux remplir leur propre mission qui dépasse largement les urgences.

Pourquoi compliquer les choses lorsque le patient ne désire rien d'autre que d'être soigné quand il en a besoin ?

Ne coupons pas dans les médicaments ou les traitements des malades, de grâce, revoyons l'organisation du travail en santé et ayons l'humilité de privilégier d'autres méthodes déjà éprouvées et qui permettent de rencontrer un médecin dans les 24 heures. Un bon nombre de Québécois en profitent d'ailleurs.

Jeannine Bouchard

Andrée Lafrance

AQDR (Jonquière)

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