Une autre chance

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Marcel Audet
Le Quotidien

(Chicoutimi) À mon point de vue, le journaliste culturel du Quotidien, Daniel Côté, a parfaitement raison, dans sa dernière chronique publiée au sujet de Maniganses. Il faut se presser de faire la lumière sur le dérapage financier vécu à l'issue de la dernière édition du Festival international des arts de la marionnette à Jonquière avant que des fossoyeurs ne s'activent pour enterrer définitivement le projet.

Maniganses, un événement qui donnait à Saguenay une belle visibilité dans le monde, disparaîtrait, à moins que des personnes qui savent gérer de tels événements, ils existent chez-nous, décident de s'en occuper. Parce que les «dinosaures», eux, comme le dit si bien le chroniqueur, sont déjà sur les dents. Et en matière de culture, particulièrement, ils sont beaucoup plus expéditifs. Juste à voir ce qui va se passer avec le cône de l'église Fatima à Kénogami.

Également, comment ne pas considérer l'aspect économique de l'événement? De ses retombées d'aval en particulier. Ce festival a entraîné, au cours des ans, des retombées économiques tangibles et quantifiables à Saguenay et dans la région. Tangibilité et quantification d'un projet: deux critères importants quand vient le temps d'évaluer les retombées. Surtout, quand on sait qu'ils sont à peu près inexistants pour d'autres projets mis de l'avant à Saguenay qu'au demeurant, on n'hésite pas à renflouer année après année. Par exemple, le selon moi grandiloquent, coûteux et tape-à-l'oeil projet du quai d'escale à La Baie dont on ne connaît rien ou presque de ses retombées économiques. À moins que des chiffres existent, mais qu'il serait trop gênant à rendre publics pour son bailleur de fonds, l'organisme Promotion Saguenay?

Maniganses ne peut être abandonné sans qu'il ait eu un diagnostic serré pour apporter, ensuite, les correctifs nécessaires. Environ 125 000$, 23 000$, 600 000$... Des déficits importants au cours des dernières années, certes, mais des déficits en montagnes russes tout de même. Ce qui démontre, jusqu'à un certain point, un potentiel de réhabilitation.

Si l'on peut réduire un déficit de 100 000 $ pour le ramener, en un an, à un niveau raisonnable, on peut aussi en combler un de 600 000$, mais en se donnant quelques années. Ce n'est pas le Pérou, mais ni la Grèce non plus!

Pensons-y à deux fois avant de jeter le bébé avec l'eau du bain!

Marcel Audet

Chicoutimi

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