Une occasion de débattre

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Laval Gagnon
Le Quotidien

(Saguenay) Dans une récente lettre publiée en cette tribune, Richard Banford, ancien conseiller en communication de Jean Tremblay, m'accuse d'être contre le projet du port de Grande-Anse, en utilisant une vieille tactique : «si vous posez des questions, c'est que vous êtes contre; vous êtes la stérile opposition.»

Je ne veux pas partir de polémique dans ce cadre. Je veux plutôt revenir sur mon intervention qui reposent explicitement sur le rapport très sévère que le BAPE vient de soumettre au ministre de l'Environnement. À la lecture du rapport, on note que le projet des promoteurs, Port-Saguenay et Promotion Saguenay, comporte des lacunes importantes lorsqu'il est évalué avec les critères de développement durable et qu'il recèle des incertitudes sérieuses quant à son impact à long terme sur le secteur de Grande-Anse et du Cap-à-l'Ouest. Conclusion du rapport: le ministre de l'Environnement doit exiger davantage d'études et de garanties, même si cela devait retarder le début du projet.

J'irai même plus loin. Je suis personnellement en possession d'un document qui laisse croire que la ville s'apprête à modifier discrètement son propre schéma d'aménagement en exposant au développement industriel l'ensemble du secteur du Cap-à-l'Ouest, dont fait partie le secteur de Grande-Anse. Dans le contexte actuel, la construction de la desserte ferroviaire serait donc le feu vert à l'aménagement du parc industriel pour l'industrie lourde vers l'est, sans garantie de protection du joyau patrimonial paysager du fjord.

Voilà pourquoi le rapport du BAPE nous donne l'occasion de mener un débat public qui n'a jamais eu lieu, celui d'investir d'énormes fonds publics pour des infrastructures portuaires et industrielles à Grande-Anse dans un contexte mondial mouvant et exigeant. Les régions de l'Abitibi et de la Côte-Nord profitent quant à elles d'énormes investissements privés pour le développement du Nord, alors que Port-Saguenay et Promotion Saguenay utilisent notre argent sans garantie d'investissements privés.

Quant à l'accusation personnelle que fait M. Banford sur ma prétendue «antipathie viscérale» contre le maire Tremblay, je dirai qu'elle est certainement le reflet de la paranoïa inquiétante qu'entretient depuis trop longtemps le régime actuel dans les coulisses de l'hôtel de ville.

Laval Gagnon

Saguenay

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