La nouvelle Église

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Pauline Germain
Le Quotidien

(Chicoutimi) Les églises de cette époque dite du «patrimoine» étaient le reflet, par leur opulence, leurs pierres solides et lourdes, l'étroitesse de leur structure architecturale, leurs colonnes hautes et imposantes, leurs vitraux colorés mais fermés, de l'Église, avec un grand «É» de ce temps.

Cette Église n'est plus supposée exister. Une secousse sismique, il y a eu 50 ans cet automne, a fait se redéfinir les colonnes des temples en redéfinissant cette Église. Cette secousse sismique est venu d'un vieillard de plus de 80 ans, visiblement pas au régime, un Italien, Angelo Roncalli, connu sous le nom de Jean XXIII.

Ce tremblement de terre ecclésial porte le nom de Vatican II. Après Vatican II, théologiens et architectes se sont mis à redéfinir la nouvelle Église, celle du 20e siècle. Cette Église serait désormais «l'Église du Peuple de Dieu», de l'horizontalité, de l'ouverture, de l'accessibilité, de la proximité. Elle ne serait plus définie par le pape, les évêques, les prêtres, les diacres.

L'Église de Vatican II serait désormais l'Église de chaque baptisé, de chaque croyant, de chaque être humain sur la Terre. Angelo Roncalli avait été le dépositaire de cette inspiration divine.

Qu'en est-il de Vatican II, en 2012?

Cette Église, d'après Vatican II, est humble, par la force des choses, n'a plus aucune prétention, agit dans le secret, l'oubli, le désert, à l'image de son fondateur il y a plus de 2000 ans.

Les églises construites depuis ont été conçues larges, ouvertes, communautaires. Le focus n'est plus sur le président (qu'on appelait célébrant antérieurement) mais sur l'assemblée des fidèles. On ne suffoque pas dans ces églises, on ne se sent pas écrasé, la lumière y rentre de partout.

Et, il y a le cas de Fatima à Jonquière. C'est un cas, Fatima.

Honnêtement, je ne me suis jamais sentie à l'aise à l'intérieur de cette structure de ciment gris lourde, épaisse, fermée. Je suis clostrophobe à bien moins que cela.

L'architecture n'est pas à l'abri des dérives, comme dans toutes les formes d'art, que ce soit dans la construction d'un temple, d'un stade ou d'une polyvalente.

Pour terminer, vivre au présent ne veut pas dire balayer le passé, mais n'en faisons pas des musées à ciel ouvert. Laissons cela aux «vieux pays». Nous sommes en Amérique.

Pauline Germain

Chicoutimi

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