Réfléchir aux enjeux

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Le Quotidien

Un grand nombre d'enjeux universitaires majeurs, dont ceux qui seront débattus dans le cadre du Sommet sur l'enseignement supérieur, méritent une réflexion permanente et un travail systématique de conseil au bénéfice de la société québécoise, du gouvernement et des universités elles-mêmes. Il est souhaitable que la société québécoise se donne un lieu indépendant de réflexion, d'études et d'analyse sur cette importante institution qu'est l'université.

Voilà pourquoi les chefs d'établissement universitaire proposent unanimement la création d'un organisme public indépendant et autonome d'étude et de conseil qui se nommerait le Conseil des affaires universitaires du Québec.

Cet organisme devrait agir dans une perspective d'avenir à moyen et à long terme. Il accompagnerait le développement du réseau universitaire en conseillant aussi bien le gouvernement que les universités. Il rendrait compte une fois l'an à l'Assemblée nationale et à la population de l'état du réseau universitaire et, plus spécifiquement, de la qualité de l'enseignement universitaire et de son adéquation avec les besoins de la société, de la compétitivité du Québec en recherche dans tous les domaines du savoir et de la contribution des établissements universitaires au développement social, culturel, scientifique, technologique et économique.

Le Conseil pourrait, par exemple, proposer des objectifs de développement pour le réseau universitaire; produire des données fiables sur l'état du réseau universitaire; favoriser la qualité des programmes d'études; identifier les meilleures pratiques repérées à travers le monde; produire des avis sur les grands enjeux scientifiques, technologiques et économiques de la recherche universitaire; produire des analyses comparatives avec des sociétés de référence relativement au niveau de ressources nécessaire pour accomplir la mission universitaire.

Forum indépendant et autonome, le Conseil des affaires universitaires serait composé de 21 membres nommés par le gouvernement, incluant un président et deux vice-présidents, dont la majorité ne serait ni étudiant ni à l'emploi d'une université québécoise et proviendrait de domaines professionnels diversifiés. Tous seraient choisis en fonction de leur bonne connaissance du milieu universitaire et de leur expertise.

Les établissements universitaires québécois sont dotés de mécanismes de gouvernance et d'amélioration de la qualité qui sont globalement efficaces. Dans le respect de l'autonomie de chaque établissement et de la liberté académique, le Conseil des affaires universitaires viendrait les appuyer dans leur recherche constante d'amélioration.

Pour des informations complémentaires sur la création du Conseil des affaires universitaires, visitez «www.universites-avenir.ca.»

Luce Samoisette

Présidente du Conseil d'administration

Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec

Rectrice, Université de Sherbrooke

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