Les gérants d'estrades

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"Plusieurs ex-premiers ministres du Parti québécois se sont permis, depuis quelques années, de nous inonder de leurs avis et conseils."

(Photo Steve Deschenes)

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Le Quotidien

Les médias en général donnent beaucoup de place à d'anciens acteurs de l'administration de la province de Québec. Or, je suis en désaccord avec les interventions publiques d'ex-élus qui se permettent de nous critiquer et de nous abreuver de ce qui devrait être fait ou non, surtout quand ils n'ont pas eux-mêmes réussi à agir au moment où ils étaient au pouvoir. Je soupçonne un peu que ce genre d'intervention sert plutôt à mousser la publication de livres.

D'abord on accuse les Québécois de ne pas «performer» et de ne pas livrer la marchandise, puis on vient dire à la nouvelle première ministre quoi faire et quoi ne pas faire. Plusieurs ex-premiers ministres du Parti québécois se sont permis, depuis quelques années, de nous inonder de leurs avis et conseils.

Je n'ai rien contre ces messieurs, mais qu'ont-ils fait de particulier pour l'avancement du Québec? Où sont leurs résultats et leurs réalisations? Comment peuvent-ils se permettre de porter des jugements de valeur sur le peuple québécois? Ils ne peuvent pas critiquer leurs remplaçants d'essayer de faire ce qu'eux-mêmes n'ont pas réussi à réaliser tout de même! Ces gens ont tous été des acteurs du développement du PQ, de ses lois et règlements internes ainsi que du programme du parti.

Aujourd'hui on devrait renier ce qu'ils ont eux-mêmes participé à mettre au jour?

Personnellement, je crois que le Québec est un bel endroit où vivre. Je suis bilingue, mais je ne dis jamais un mot en anglais lorsque je suis à Montréal, par exemple, mais j'aide volontiers un touriste ou un visiteur provenant de l'Ouest canadien qui a besoin de mon aide. Je fais confiance aux élus actuels qui sauront faire leur possible, selon les circonstances. Ils seront remplacés un jour par d'autres personnes qui feront aussi ce qu'ils croient bon de faire.

Je sais que si 15% de la population désire un référendum, il faudra alors tout de même que tous les autres Québécois se prononcent sur un «oui» ou un «non» à l'éventuelle question référendaire.

Et si des anglophones décident de quitter le Québec pour la seule raison que le Parti québécois soit porté au pouvoir, je suis désolé pour eux. Je n'ai pas quitté la province quand des partis fédéralistes ont été élus au Québec.

Il fait bon de vivre ici. Maintenant, respectons les différences de chacun et adoptons des attitudes positives pour le développement du Québec.

Sylvain Côté / Alma

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