Chacun d'eux, dans ses raisons d'être, a ses justifications d'exister. Mais, apparemment, aucun n'a suffisamment de matériel et d'idéaux pour devenir le gouvernement fort et majoritaire que chacun désirait obtenir. En effectuant la somme du contenu de chacun des partis, je trouve un certain équilibre qu'il serait dommage de ne pas mettre en valeur.
Belle occasion
Ils ont, en effet, une belle occasion (avec le résultat du scrutin), de prouver que chacun respecte la voix de la démocratie qui s'est exprimée le soir du 4 septembre 2012. Ils ont également une belle occasion d'apprendre à travailler en équipe pour le bien du Québec en cessant d'obstruer les débats de l'Assemblée nationale, en cessant aussi de s'invectiver de bêtises et d'accusations de toutes sortes, en travaillant ensemble pour le même objectif: le Québec et ses citoyens.
Chacun des partis représentés aujourd'hui à l'Assemblée nationale a donc l'occasion maintenant d'accepter leurs différences et enfin de mettre leurs efforts en commun afin de faire de la province un endroit riche où il fait bon vivre en harmonie.
Cette approche aurait certes l'avantage d'éviter des élections prématurées dues à un quelconque «powertrip» d'un des partis dans l'opposition.
Cette même approche aurait aussi l'avantage de nous démontrer le talent de chacun d'eux à travailler pour l'ensemble des citoyens avec un esprit sain, dans un climat d'harmonie.
Un gouvernement majoritaire, nous avons eu des occasions de le constater, et nous avons des exemples récents (n'est pas tout le temps à l'écoute des citoyens).
J'invite également chacun des électeurs à constater la situation sur la scène fédérale avec le gouvernement conservateur majoritaire qui omet de tenir compte de l'opinion des autres partis. Ce gouvernement dicte sa loi et sa pensée depuis la dernière élection fédérale.
Souhaitons donc que l'équilibre du pouvoir soit la nouvelle motivation des élus de ce 4 septembre 2012.
Sylvain Côté / Alma