On y découvre une forêt mixte, qui passe par quelques montagnes sur une distance d'une trentaine de kilomètres, à l'intérieur de laquelle plusieurs arbres sont plus que centenaires. Il est aussi possible d'y voir des lièvres et des perdrix en abondance.
En parcourant la Ou iatchouan, on a la vivante impression de prendre part à l'histoire romanesque créée par l'auteure Marie-Bernadette Dupuy (L'Enfant des neiges aux Éditions JCL), originaire de France. Malheureusement, le sentier s'est endormi avec ses vieux fantômes ! Il est officiellement fermé. C'est ce que m'a indiqué la préposée du camping du Village historique, le 16 mai, lorsque je lui ai demandé les indications pour m'y rendre : « vous pouvez tout de même en faire un bout ! Des marcheurs y sont allés, hier, et m'ont dit que le sentier ne comportait pas de problème dans le secteur ! », m'a-t-elle dit.
La dame du camping m'a raconté que le trajet est entretenu par des bénévoles de Lac-Bouchette, mais faute de relève et à cause de la détérioration des infrastructures, ils ont décidé de « fermer boutique ».
Ma conjointe et moi avons donc franchi la barrière et fait l'escapade que nous avions prévue. Nous nous sommes allés à la chute Ouiatchouan et nous sommes revenus sur nos pas. Le point de vue est à couper le souffle et le chemin emprunté est en très bon état et très sécuritaire. Le 18 mai, aux aurores, je suis retourné marcher en solitaire sur un tronçon du parcours. Je me suis rendu dans le secteur de Saint-François-de-Sales.
Les accès du sentier n'indiquent point que celui-ci est fermé. À petits pas, j'ai donc pris la direction de Val-Jalbert à travers la forêt. Le parcours commence sur un chemin de VTT et prend la direction de la rivière, dans un secteur marécageux. Dans ce coin-là, la piste est dans un état lamentable.
C'est bien pire que me l'avait décrit la dame de Val-Jalbert : les ponceaux sont pourris, les panneaux qui indiquent le chemin sont souvent tombés par terre, la végétation a repris sa place à bien des endroits... Bien souvent, on se demande si on est toujours en piste Il faut vraiment éviter de s'y aventurer ! Après une quarantaine de minutes de randonnée, j'ai décidé de faire demi-tour. Malgré tout, la balade m'a permis de découvrir un peu plus la superbe rivière Ouiatchouan. Ici, elle est paisible. C'est tout un contraste avec le bouillonnement observé deux jours plus tôt près du village fantôme. J'en arrive au motif de cette lettre.
Devant l'état de lamentable des infrastructures du sentier, je suggère aux municipalités de Lac-Bouchette, de Chambord et de Saint-François-de-Sales de prendre en charge le parcours de randonnée pédestre. De plus, j'invite les élus et les intervenants touristiques à regarder la possibilité d'en faire un parc linéaire rattaché au Village historique de Val-Jalbert et à l'Ermitage de Lac-Bouchette, des attractions incontournables de la région. Après ces réaménagements et un peu de publicité, le sentier compléterait l'offre touristique.
Benoît Voyer
Sainte-Thérèse