En plus de faire un rattrapage majeur sur les infrastructures, des investissements massifs sur les routes, dans les hôpitaux et dans les écoles ont permis de soutenir toute l'économie, diminuer le chômage et créer la richesse pour aider les plus démunis en diminuant la pauvreté. Ça c'est la vérité. Maintenant, comment payer la facture, alors que l'exploration des gaz et hydrocarbures est pratiquement sous moratoire partout au Québec?
D'abord par le développement des filières hydroélectriques et éoliennes partout sur notre territoire. En plus du redémarrage des grands projets, notre excellente politique énergétique permet aux municipalités, MRC et compagnies, bien entendu après les audiences du BAPE, de développer les projets de 50 MW et moins, comme la mini-centrale de Val-Jalbert.
Ensuite par la taxation des services sans affecter les plus pauvres, mesure désagréable mais, vous en conviendrez, nécessaire pour maintenir la capacité d'investissement public. Soit dit en passant, relisez «Désintégration des régions», de Charles Côté, pour comprendre que sans investissement public, par exemple dans les routes, l'investissement privé ne se fait pas ou alors au détriment du développement social.
Finalement, le Plan Nord, avec ses volets économique, social et environnemental, permettra de créer la richesse collective nécessaire au maintien des acquis sociaux. Cela se fait déjà sentir. Rien qu'en 2011 les redevances perçues (304 M$) ont été supérieures au total des dix dernières années. Et cela se fait dans le meilleur encadrement à ce jour.
Distorsion
L'opposition distorsionne toute l'information sur le Plan Nord mais rêve de se l'approprier. Parlant d'appropriation, Investissement Québec fera en sorte que les Québécois seront partenaires dans le développement de ces richesses naturelles.
Au dernier Conseil général du PLQ, la Commission politique régionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean a fait voter deux résolutions pour la création de fonds de diversification économique: l'un conjointement avec la Mauricie pour aider à sortir de la crise forestière; l'autre pour prendre un point des redevances sur les mines et les hydrocarbures afin de développer dans les régions d'exploitation de nouveaux créneaux en prévision de l'éventuelle raréfaction de ces ressources naturelles.
Ces résolutions ont été appuyées par les ministres Serge Simard, délégué aux Ressources naturelles et à la Faune et député de Dubuc, ainsi que le ministre des Finances Raymond Bachand.
Tout n'est pas parfait mais voyez la situation aux États-Unis et en Europe et convenez qu'avec le PLQ, on s'en tire bien.
Raoul Simard, Président exécutif PLQ JonquièreLac-Kénogami, Président de la Commission politique régionale