Comprendre les enjeux

Le Quotidien

Je me pose beaucoup de questions sur le conflit à Alma. Un plancher d'emplois? Comment peut-on demander à une compagnie de promettre un nombre minimal d'emplois quand la condition de base pour être en affaires, c'est la productivité pour rester concurrentiel.

Si on achète des machines plus productives, on devra réduire le nombre d'emplois. On peut comprendre le syndicat de vouloir protéger les emplois liés à la production. Si c'est pour conserver des postes d'entretien, de cafétéria, ou de courrier, je ne sais pas. L'employeur devrait pouvoir les confier à la sous-traitance comme cela se fait un peu partout.

Qu'on nous dise exactement ce sur quoi on se bat. Si on fait ça pour conserver le plus possible de cotisations syndicales, qu'on le dise. Les contrats «secrets» d'électricité? Si le syndicat d'Alma a eu des informations d'un confrère «d'Énergie électrique», on peut imaginer que ces informations ont toujours été échangées.

Pourquoi ne les ont-ils pas dénoncés bien avant? Probablement que si ça faisait l'affaire de la compagnie, ça faisait aussi l'affaire des travailleurs! Cet avantage permet à la compagnie de céder sur les demandes au niveau salarial et autres avantages sociaux.

On ne dit pas un mot quand ça nous sert, mais on veut que Québec renie ses ententes quand ça nous dessert! J'imagine qu'Hydro-Québec, au moment de signer cette entente, a fait des calculs. Je trouve rafraîchissant de voir un syndicat refuser de renouveler une convention pour autre chose que les salaires et avantages sociaux. De même du contrôle du chef syndical sur ses troupes.

Martin Bouchard, Alma

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