Des promesses non tenues

Le Quotidien

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a annoncé en grande pompe la création d'un plan de développement du Nord du Québec, le Plan Nord.

Sans consulter les électeurs, le gouvernement libéral majoritaire a pris la décision d'exploiter les ressources naturelles non renouvelables du Nord québécois. Malgré la certitude du gouvernement devant la rentabilité du projet, une grande partie de la population ne croit pas que la province retirera toutes les redevances qu'un tel projet devrait lui apporter.

Il faut se rappeler que, le 30 mars 2010, lors du dépôt du budget du gouvernement libéral par le ministre des Finances Raymond Bachand, le gouvernement s'engageait a rembourser 66% du déficit budgétaire engendré par la crise économique et demandait un sacrifice à la population pour payer le 34% restant.

Depuis cet engagement, la taxe de vente du Québec a subi deux hausses de 1%, la taxe sur l'essence a augmenté de un cent le litre. Il y a aussi sa décision immuable de hausser les frais de scolarité, la hausse progressive des tarifs d'électricité à partir de 2014... Et vous pouvez être certain que toutes les stratégies proposées dans cet effort collectif pour reprendre ce 34% ont été ou seront appliquées.

De son côté, le gouvernement tarde à mettre en place les mesures promises telles que le dégraissage de la fonction publique.Je crois que le premier ministre n'ose pas respecter ses promesses par peur de perdre des électeurs, ainsi que le pouvoir. Dans tous les États, il est normal qu'il y ait des mécontents quand le gouvernement prend l'initiative de gérer les richesses de façon responsable. Je trouve inacceptable que le chef de l'État décide de dilapider les ressources naturelles qui appartiennent aux générations futures, pour corriger ses erreurs et les promesses qu'il ne peut pas tenir. Une fois de plus, le chef libéral et ses troupes nous prouvent que l'on ne peut pas leur faire confiance. Je suis convaincu qu'avec ce projet, la population récoltera les coquilles vides et les industries internationales se rempliront la panse avec l'omelette. Donc, je dis non au Plan Nord. M. Charest, sachez que lors des prochaines élections provinciales, je serai présent pour vous dire «je me souviens».

Jano Gaudreault, Étudiant en comptabilité et gestion, Collège d'Alma, Métabetchouan-Lac-à-la-Croix

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