Une gestion à revoir

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Le Quotidien

C'est avec étonnement que j'ai pris connaissance «du cadeau» que l'Université du Québec (UQ) offre à ses cadres supérieurs (en matière de régime de retraite). Pourquoi l'étonnement?

Il n'y a pas si longtemps l'UQ s'est battue farouchement par voie juridique pour empêcher un groupe de professeurs d'intégrer le régime de retraite de l'UQ (RRUQ) qui est indexé, les privant ainsi selon moi de leur droit à une retraite juste et équitable.

Ce groupe de professeurs, venu au tout début de l'UQAC pour bâtir cette université, appartenait au régime de retraite d'État, mais non indexé. Les gestionnaires étaient fiers de leur coup même si c'était à mon point de vue un acte discriminatoire vis-à-vis d'un groupe de professeurs qui ont tout donné pour bâtir l'université.

L'explication des hauts dirigeants, et même des ministres, invoquée pour justifier le cadeau accordé aux cadres supérieurs, c'est qu'on a besoin de reconnaître le travail fait par ces cadres supérieurs. Si on accepte ce principe, on devrait reconnaître les étudiants, les professeurs, les chargés de cours et tous les employés qui sont affectés à l'enseignement et à la recherche parce que ce sont eux qui ont bâti la renommée de l'Université.

La revendication des étudiants d'examiner la gestion universitaire n'est pas seulement nécessaire, mais obligatoire pour régler l'impasse. Sans scruter à la loupe tous les items budgétaires et s'assurer que les subventions sont bien utilisées, on ne peut pas demander aux étudiants de combler le manque à gagner. Les étudiants ne sont pas nos ennemis, ils sont la raison d'être d'une université. Écoutons ce qu'ils ont à dire!

Jayanta Guha, Ph.D., Professeur émérite, Sciences de la terre UQAC, Ancien doyen d'étude supérieure et à la recherche

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