Un débat aussi lourd que flou

Le Quotidien

Pour ou contre la hausse des frais de scolarité? Quoi dire sur ce sujet sans risquer de se faire juger d'une manière ou d'une autre par les parties en présence? Suis-je pour, suis-je contre? Je suis tout ça. Les arguments de chacun me convainquent tour à tour. Investir dans le savoir pour une nation, c'est payant. On cite en exemple les pays scandinaves où les « frais « de scolarité sont gratuits jusqu'à l'université. Je n'ai pas vérifié, mon affirmation est gratuite, elle aussi... On dit aussi que le Québec est la province où les frais d'université sont les plus bas. Qu'est-ce qu'on ne dit pas?

Combien nous coûte notre système de garderie, par exemple. Si on fait des comparaisons, comparons des oranges avec des oranges. Combien nous coûte notre système de santé par rapport aux autres provinces? Est-ce que l'argent sert aux bonnes fins ou si elle sert à d'autres intérêts?

Même chose pour l'éducation, pour les routes, les ressources naturelles. Puis la dette? Sur le site de « dette du Québec en direct «, au moment où j'écris ces lignes, le compteur était à 248 G$, sans compter nos redevances au Canada, ajoute-t-on. N'allez pas voir ça, vous allez faire des insomnies. Comme individu, si on vivait écrasé de dettes comme ça, il nous resterait l'itinérance comme solution.

Ce débat est lourd. L'ignorance est toujours lourde à porter. Le débat est flou. Il n'y a personne avec un tableau d'ensemble clair avec des vrais enjeux, des vrais chiffres. La mode, comme à l'Assemblée nationale, est à la confrontation. Nous avons raison, ils ont tort, et vice-versa. On regarde cela dans une béate impuissance.

Pauline Germain, Chicoutimi

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