Un accueil plus qu'insultant

Le Quotidien

L'accueil à l'édifice fédéral situé au 100, rue Lafontaine, à Chicoutimi, constitue selon moi une vraie insulte! Après avoir traversé les portes automatiques, je me retrouve dans un endroit désert. Tous les bureaux avec murets que l'on voyait avant avec un comptoir de réception? Plus rien! Une grande salle complètement déserte, fermée par une barrière à barreaux métalliques. Aucune personne à l'horizon, aucun bruit, quelques étagères avec dépliants et cinq ou six icônes de bonhomme pour nous répondre.

J'avance vers un petit espace vitré, telle une douche; il y a une petite fenêtre de 24 pouces par 24 pouces. Une affiche «décrochez le téléphone» à votre droite indique que quelqu'un viendra vous répondre. J'appuie sur la sonnette qui se trouve sur la tablette. Une dame apparaît. Elle commence à m'expliquer des choses derrière une épaisse vitre avec à peine un petit espace au bas pour échanger nos documents.

Devant cet inconfort, je lui demande si l'on pourrait avoir un bureau pour se parler plus confortablement. Oui, mais pas aujourd'hui. «Je suis seule et je dois m'occuper de la réception. Revenez mardi prochain; il y aura une autre personne avec moi et je pourrai vous recevoir dans un bureau», me dit-elle. Je me présente le mardi suivant. J'ai dû attendre 35 minutes avant que mon agent arrive. Assise sur l'une des quatre chaises, je faisais la réceptionniste pour les gens qui entraient tout aussi hébétés que moi. «Sonnez à la petite fenêtre!»

J'ai exprimé mon insulte à l'agent. On m'a dit que c'est une question politique. Alors, je m'adresse au nouveau député orange de Chicoutimi, Dany Morin. Si vous voulez démontrer votre valeur, c'est le temps et la place. Je parie que vous n'avez même pas mis encore les pieds dans cet édifice!

C'est un déshonneur pour un édifice fédéral de recevoir les gens de manière aussi cavalière et irrespectueuse! Pourquoi ne pas ouvrir la porte coulissante sur le comptoir juste à côté de la (fameuse) petite fenêtre? Ce serait faire preuve de présence. Des gens au travail disposés à nous répondre, ça ne coûterait même pas une cenne! Ce serait simplement plus humain et plus respectueux de la part du gouvernement fédéral.

Pauline Brassard, Chicoutimi

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