La crise identitaire est au coeur du mal-être populaire

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Le Nouvelliste

Personne ne le dit mais, selon Patrick Buisson, dans La Cause du Peuple, la crise identitaire, c'est la première souffrance sociale. Elle n'est pas comme le racontent certains le rejet de l'autre, mais le refus de possession de soi et de devenir autre chez soi.

Les Québécois ont le sentiment que l'intégration des immigrés confine à une désintégration de l'identité québécoise.

Pour permettre au migrant de conserver ses racines, on somme le pays d'accueil de renoncer aux siennes, à un art de vivre, à une mémoire collective, à une histoire commune.

Et pour ne pas arranger les choses, avec des interventions culpabilisatrices maladroites, des décideurs politiques ont accru ce malaise dans des proportions inouïes.

Et comme l'on ne peut pas traiter toutes les crises à la fois, si c'est la survie du peuple québécois qui est en jeu, alors il faut traiter en priorité la crise identitaire. La vraie rupture est là. Tout le reste est de la littérature.

Avec l'identité tu touches au coeur des petites gens, car l'enracinement, comme l'écrivait Simone Weil, est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l'âme humaine.

Claude Gélinas

Shawinigan




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