Le défi d'Arthur Gobeil

Arthur Gobeil.... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Arthur Gobeil.

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Bertrand Tremblay
Le Quotidien

Les retombées du Sommet d'Alma seront soumises à une sérieuse analyse en 2016. Jusqu'à maintenant, ce grand rassemblement socioéconomique précédé de rencontres sectorielles est perçu comme une opération davantage politique qu'économique enrobée dans le duvet des relations publiques.

Mais l'organisation chapeautée par le premier ministre Philippe Couillard, député de Roberval, et son adjoint parlementaire pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean et représentant de Dubuc, Serge Simard, recommande la patience. C'est dans les onze groupes de travail, indique-t-on en haut lieu, dont la formation a été annoncée le 7 octobre dernier, que se développe le vrai chantier.

L'aluminium

Comme le secteur manufacturier apparaît déterminant dans la relance économique puisqu'il génère, dans l'ensemble du pays, au-delà de 80% des emplois, il retient davantage l'attention. Et pourtant, les PME de l'aluminium ont été écartées du Sommet même si leurs représentants ont disposé de deux minutes pour résumer leur mémoire au premier ministre. Le gouvernement les avait déjà intégrées, avant de les entendre, dans sa Stratégie québécoise de développement de l'aluminium 2015-2025dévoilée le lendemain du Sommet, tout en confiant à la Société de la Vallée de l'aluminium (SVA) le volet de la transformation de l'aluminium jusqu'à l'atteinte d'une «masse critique d'entreprises rentables et performantes afin de positionner la région comme l'un des pôles mondiaux» de ce créneau.

Président de la SVA et du groupe de travail sur l'aluminium, Arthur Gobeil mérite la confiance de Québec dans la coordination des multiples et disparates éléments qui forment l'industrie régionale du métal gris, la plus importante en Amérique du Nord. S'il est devenu trésorier d'AluQuébec après en avoir dénoncé la formation, en 2010, c'est parce que «l'isolement serait un plus grand péril que la présence de cette Grappe industrielle sur l'aluminium, tout comme le sont les mutations dans les hautes sphères de Rio Tinto Alcan où tous nos francophones ont disparu», m'avait-il confié dans un entretien paru dans l'AL13 de décembre 2014.

Après avoir oeuvré avec l'UQAC, Arthur Gobeil souhaite que notre maison de haut savoir insiste, dans ses représentations auprès des gouvernements, sur la formation et la recherche, et que le CQRDA axe son action sur les transferts technologiques.

Un maillon essentiel

L'organisme demeurait à ses yeux, à l'époque de notre entretien, «un maillon essentiel... S'il disparaissait, on le verrait surgir sous une autre étiquette ailleurs au Québec.»

En voulant en faire un «courtier en innovation», les auteurs de laStratégie québécoise de développement de l'aluminium 2015-2025qui logent quelque part à Montréal ou à Québec, l'ont-ils simplement dirigé vers une voie sans issue? Président du groupe de travail sur l'aluminium, Arthur Gobeil a la possibilité de faire la lumière et de déterminer où se situe l'intérêt supérieur du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans le projet élaboré par l'appareil gouvernemental.

Durant toute sa carrière, le président de la SVA s'est fait le défenseur de sa région. «Travaillons ensemble», recommande-t-il. Sa connaissance du secteur et son expérience lui accordent le rare privilège de guider une autorité politique indécise et parfois mal conseillée. Les dirigeants de nos PME de l'aluminium ont parlé dans le vide le 8 juin 2015. Avec le prolongement du Sommet dans les groupes de travail, ils peuvent reprendre la parole. Qu'ils ne ratent pas cette occasion privilégiée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer