Bonne année!

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Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / Si vous lisez cette chronique, c'est que j'ai survécu à mon marathon des Fêtes.

Je suis passée à travers deux semaines de brunchs, de soupers, de soirées arrosées et de visite, le tout accompagné de boulot.

J'ai peut-être pris cinq livres et dormi 30 heures en 10 jours, mais j'ai fait le plein d'amour et j'ai survécu.

Surtout, je suis sortie indemne de la fameuse tournée des bisous et des souhaits du Nouvel An. Non, mais, est-ce qu'il y a vraiment des gens qui apprécient cette tradition? À voir l'énervement et l'excitation de certains à l'approche de minuit, le 31 décembre, on dirait bien que oui. Plusieurs semblent attendre avec impatience le décompte des secondes, afin de se jeter sur leur voisin de table pour lui souhaiter une bonne année, le tout accompagné, bien sûr, de deux beaux gros bisous.

On se souhaite la santé, le bonheur, l'amour, alouette. Les célibataires se font souhaiter une copine ou un mari, les chômeurs se font souhaiter un boulot, les fumeurs se font souhaiter d'écraser. Parlez-en aux éternels célibataires, pour voir s'ils apprécient les souhaits du Nouvel An. Personnellement, on me souhaite un bébé depuis que j'ai l'âge de procréer, mais ça, c'est une autre histoire.

Quoi qu'il en soit, je déteste cette manie de se sauter au cou et de se souhaiter les mêmes choses année après année, sous prétexte qu'on change de calendrier. « Une nouvelle année commence, on peut enfin oublier celle qui vient de se terminer et passer à autre chose. » Ce genre de phrase, on l'entend souvent le 1er janvier. Je n'ai d'ailleurs jamais compris comment changer de chiffre pouvait régler tous les problèmes. Un autre mystère de la vie.

Fuir avant les bisous

Entre vous et moi, je redoute le décompte autant que certains l'attendent avec excitation. Je suis du genre à me sauver dans la salle de bain pour échapper aux becs juteux des mononcles. Je suis le genre de fille qui fait semblant d'aller chercher quelque chose dans le garage à minuit moins deux. « Pauvre toi, tu as manqué le décompte! », me lance-t-on lorsque je rentre dans la maison après avoir finalement trouvé l'objet imaginaire que je cherchais. Quel dommage!

J'ignore pour quelle raison le Nouvel An me fait cet effet. C'est sans doute mon côté farouche qui prend le dessus. Pour vous donner un exemple, si c'était socialement acceptable, je n'aurais pas de difficulté à quitter une soirée sans dire au revoir. Vous savez, ces personnes qui partent d'un party sans le dire à personne, eh bien, je les envie. Je suis trop polie pour le faire, mais j'en rêve. Que voulez-vous, mes parents m'ont trop bien élevée pour que je sois capable de m'éclipser sans me sentir coupable pendant trois jours!

Sur ce, je vous souhaite une belle année 2016, de la santé, de l'amour et beaucoup de bonheur. Et, bien sûr, je vous donne deux beaux gros bisous!

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