La messe de Noël

La messe de Noël est toujours un temps... (Archives Le Progrès-Dimanche, Mariane L. St-Gelais)

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La messe de Noël est toujours un temps fort.

Archives Le Progrès-Dimanche, Mariane L. St-Gelais

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Le Quotidien

ÉGLISE / En cette nuit de Noël, les lumières qui brillent dans les rues, dans nos foyers, dans les institutions et dans les églises du monde entier, nous rediront un événement exceptionnel de l'histoire de l'humanité. Dieu, que l'on appelait le Tout-Puissant, celui que l'on n'avait jamais vu, dont on n'osait même pas prononcer le nom, a voulu montrer son visage dans celui d'un petit enfant. «Et le Verbe s'est fait chair et Il a habité parmi nous». Il s'est fait l'un des nôtres pour le demeurer.

La messe de Noël est un temps fort dans notre recherche de Dieu. Comme les Bergers, nous voulons voir l'Enfant de la Crèche. L'Ange leur avait dit: «Vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire». Mais en cette nuit de Noël, c'est ensemble que nous le rencontrerons: il est là bien vivant dans la communauté rassemblée; nous l'entendrons, puisque sa Parole est vivante; nous partagerons son Pain, qui est communion à toute sa vie.

Tout est plus intense en ce jour de fête. Il y en a qui sont seuls, tristes ou malades. D'autres pensent aux disparus qui faisaient la joie de leurs rencontres. Il y a ces gens qui sont loin de leur famille. Des jeunes font des rêves pour l'avenir. Il y a le ralentissement économique et le réchauffement de la planète qui créent de l'inquiétude.

Des centaines de milliers de réfugiés fuient leur pays en raison de la guerre et de la persécution. Mais Noël c'est l'espérance, c'est la lumière, c'est l'amour. L'amour d'un Dieu qui se fait proche pour que nous soyons proches les uns des autres, comme les membres d'une même famille, prêts à s'entraider pour traverser les bourrasques.

Retourner à nos moutons

Coeurs tristes ou joyeux, c'est ensemble que nous chanterons et prierons à la messe de Noël, ce moment de retrouvailles et de renouveau spirituel toujours apprécié. Comme les Bergers, nous devrons retourner à nos moutons, à nos occupations. Mais, même si l'Évangile ne le mentionne pas, je suis certain que les Bergers sont revenus de temps à autre voir l'enfant et ses parents. Et non seulement ils ont dû y revenir, mais ils se sont mis à parler de l'Enfant. L'Évangile dit que l'on s'étonnait de ce que disaient les Bergers. Une Bonne Nouvelle qui continue aujourd'hui d'étonner et même de déranger, un message extraordinaire qu'il importe de propager puisqu'il en est un de vie et non pas de mort.

Cherchons-nous conseil dans des situations particulières? Le Fils de Dieu a pour nom «Merveilleux-Conseiller». Avons-nous besoin de force, de courage, dans les épreuves ou la maladie? En cette nuit de Noël, nous ne pouvons pas oublier toutes ces personnes qui souffrent, qui ont de la peine ou qui manquent du nécessaire! Nous demandons à celui qui porte le nom de «Dieu-Fort» de nous aider à les soutenir. Cherchons-nous les ressources qui vont nous aider à pardonner, à nous réconcilier, à faire la paix? Le Fils de Marie et de Joseph est le «Prince-de-la-Paix».

Alors, à toutes les personnes qui participeront à la fête de Noël dans les églises, les chapelles des communautés ou les résidences, à toutes celles qui ne le pourront pas pour différentes raisons, à celles qui se rassembleront dans les familles ou entre amis: Paix, Amour et Joie. Que l'espérance qui jaillit de cette nuit très sainte nous soutienne tout au long de l'Année.

Jacques Bouchard

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