Aider davantage l'industrie forestière

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Le Quotidien

Sans jeux de mots, l'industrie forestière n'est pas sortie du bois, avec toutes les tuiles qui lui tombent dessus. Depuis une dizaine d'années qu'elle vivote, on n'a pas l'impression qu'elle pourra s'en sortir seule. Oui, le gouvernement du Québec fait quelque chose, mais c'est tout juste s'il réussit à lui maintenir la tête hors de l'eau. Mettre de l'argent dans la syviculture, aider à la transformation et la modernisation des papetières, subventionner l'entretien des chemins forestiers, c'est bien, mais il faut constater que ce n'est pas suffisant. Et le fédéral dans tout cela dont le préjugé favorise davantage l'industrie de l'auto?

Si l'on veut que le domaine forestier ait un avenir durable autant au plan économique qu'au plan environnemental, il faut que l'État y croit vraiment. Du moins, autant qu'il croit en l'avenir de l'aéronautique dans laquelle il vient d'investir plus d'un milliard pour sauver la CSwérie de Bombardier, pendant que la guigne s'acharne sur l'industrie forestière du Québec. Les dernières tuiles, la suspension des activités forestières de PFR en Mauricie avec un minimum de 180 travailleurs qui perdent leur emploi; les autochtones de leur bord vont retirer leur consentement libre et éclairé pour l'autorisation de la coupe du bois sur les territoires qui leur sont reconnus: une norme FSC. Dans pareil cas, il faut s'attendre à ce que d'autres clients des papetières, en plus de Best Buy et Kimberly Clark, annoncent leur défection; les consommateurs ont de plus en plus le dernier mot dans les décisions d'entreprises commerciales. Les forestières finiront-elles par le comprendre?

Malgré cela, le gouvernement doit cesser de procrastiner et mettre plus d'argent entre les mains des forestières pour les aider à s'en sortir, entre autres, en diversifiant leurs produits pour créer la demande. Répondre positivement à leurs demandes répétées d'abaisser le coût des redevances sur la fibre de bois, serait par exemple, un premier pas. Faut pas être naïfs, s'il y a des risques à investir dans la foresterie dans un contexte mondial de ralentissement économique, à mon sens, ils ne sont guère mieux pour ce qui est d'investir dans le domaine minier (Mine Arnaut à Sept-Îles), le pétrole sur l'île d'Anticostie, le gaz naturel sur la rive sud du Saint-Laurent et, faut-il le répéter? l'aéronautique (Csérie).

Marcel Lapointe

Jonquière

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