«Le monde n'a pas pris la voie de la paix»

Le pape François s'en est pris aux marchands... (Archives AFP)

Agrandir

Le pape François s'en est pris aux marchands d'armes.

Archives AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Quotidien
Le Quotidien

ÉGLISE / Le pape François a estimé, dans un sermon particulièrement sombre, lors d'une de ses messes matinales, que dans un monde ayant partout choisi «la guerre et la haine», les lumières et festivités de Noël allaient sonner faux.

«Nous approchons de Noël: il va y avoir des lumières, des fêtes, des arbres illuminés et aussi des crèches... Tout est feint! Le monde continue à faire la guerre. Il n'a pas pris la voie de la paix», a déclaré le pape, alors qu'un immense sapin a été installé sur la place Saint-Pierre en prévision de Noël.

«Partout il y a la guerre, aujourd'hui il y a la haine (...) Et qu'est-ce qui reste? Des ruines, des milliers d'enfants sans éducation, tant d'innocents morts! Et tant d'argent dans les poches des trafiquants d'armes», a-t-il insisté en lançant un «Maudits!» aux fabricants d'armes.

«Une guerre peut se justifier, entre guillemets, par beaucoup de raisons. Mais quand le monde entier est en guerre, il n'y a pas de justification». «Et Dieu pleure», a ajouté le pape. «Cela nous fera du bien à nous aussi de demander la grâce de pleurer, pour ce monde qui ne reconnaît pas la voie de la paix. Qui vit pour faire la guerre, avec le cynisme de dire qu'il ne la fait pas», a-t-il dénoncé. A l'approche du Jubilé de la miséricorde, le pontife argentin a prié pour que «le monde retrouve la capacité de pleurer pour ses crimes».

Auparavant, il avait évoqué longuement les attentats de Paris lors de sa prière de l'Angélus sur la place Saint-Pierre.

«Tant de barbarie nous laisse sans voix et on se demande comment le coeur de l'homme peut concevoir et réaliser des événements aussi horribles, qui ont bouleversé la France et le monde entier».

«Face à de tels actes, on ne peut que condamner l'inqualifiable affront à la dignité de la personne humaine», a ajouté le pape François. «Je veux réaffirmer avec force que la voie de la violence et de la haine ne résout pas les problèmes de l'humanité et qu'utiliser le nom de Dieu pour justifier cette voie est un blasphème!», a-t-il martelé, chaleureusement applaudi.

Pendant l'Avent

Le pontife a prié pour que naissent «dans le coeur de tous des pensées de sagesse et des propositions de paix». C'est à cette prière du pape François que nous sommes invités à nous unir, alors que commence aujourd'hui le temps de l'Avent. Quelques semaines privilégiées afin d'ouvrir davantage nos coeurs à la lumière, à la paix et à l'amour d'un Dieu, dont l'Incarnation en ce monde se renouvelle quotidiennement au gré de notre accueil, pour que continue de se réaliser sa victoire sur les ténèbres et la haine.

Dans l'attente de Celui qui vient, nous n'avons pas à le chercher très loin pour le reconnaître. Il est là dans ces personnes qui requièrent notre présence ou un service et dans l'étranger qui frappe actuellement à la porte de notre coeur, nous souvenant de cette parole: «J'étais un étranger et vous m'avez accueilli». Et à tant d'autres dans le besoin, il s'identifie encore: «Ce que vous avez fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous l'avez fait».

Songeons également qu'il est là avec nous, quand on de se rassemble dans les lieux de culte pour prier, entendre la Parole de Dieu, célébrer l'Eucharistie. Nos églises sont à ère ouverte et pourquoi ne pas le redire: tout le monde est bienvenu. Une belle façon de retrouver dans la foi Celui qui vient, qui nous offre de faire route avec nous dans la joie et l'espérance.

Jacques Bouchard

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer