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Si la tuerie de vendredi soir à Paris refroidit les ardeurs des gouvernements qui ont ouvert leurs frontières aux migrants, ce ne sera pas le cas du Québec. Le discours de Philippe Couillard devant les délégués au Conseil général du Parti libéral n'a laissé planer aucun doute: «Non à la bannière du rejet et oui à celle de l'accueil», a lancé le premier ministre. Il faisait allusion à la banderole installée mercredi matin au-dessus d'une autoroute de la capitale, sur laquelle était inscrit «Réfugiés, non merci».

Les propos des chefs politiques à l'ouverture des congrès de leurs partis se limitent généralement à des mots de bienvenue. Hier, Philippe Couillard a saisi l'occasion pour établir la position de son gouvernement au lendemain des événements à Paris. Selon lui, renoncer à accueillir des immigrants équivaudrait à concéder la victoire aux terroristes. «On va donner une leçon à ces barbares!»

Le premier ministre s'est même avancé sur la question du retrait des Forces canadiennes en Irak promis par Justin Trudeau. «Le Canada doit se montrer disponible pour ce que nous demandent nos partenaires» a-t-il déclaré en point de presse.

Dans son discours devant les délégués, Philippe Couillard a fait un vibrant appel en faveur de la défense des valeurs démocratiques et de l'accueil des réfugiés.

«Des criminels veulent jeter le chaos et semer la haine dans nos sociétés. Ces gens ne croient pas à la démocratie. Nous, oui! Ils ne croient pas à la liberté, nous oui! Ils ne croient pas à la justice, à la tolérance et au respect, nous oui! Personne ne baisse les bras et nous ne le ferons jamais. Et au contraire, si nous levons les bras, ce n'est pas avec le poing fermé, c'est avec la main ouverte de l'accueil».

Il a également insisté sur la force des liens entre le Québec et la France. «Les Québécoises et les Québécois aiment la France. Les Québécoises et les Québécois aiment les Françaises et les Français. Ils sont nos soeurs, nos frères, nos cousines, nos cousins, nos amis les plus proches et les plus chers».

Le premier ministre doit se rendre à Paris du 4 au 10 décembre à l'occasion de la Conférence de l'ONU sur les changements climatiques. Il n'a pas l'intention de revoir cette décision, selon les confidences recueillies hier. Tout au plus pourrait-on réviser la durée de sa présence ou l'importance de sa délégation, en raison des contraintes accrues de la sécurité.

Il est également question que les premiers ministres des provinces soient invités par Justin Trudeau à participer à l'ouverture de la conférence, le 30 novembre. Cette question sera discutée à l'occasion de la rencontre entre M. Trudeau et ses homologues des provinces le 23 novembre, à Ottawa. Dans un tel cas, M. Couillard reviendrait immédiatement de Paris après l'ouverture de la conférence, et y retournerait le 4 décembre. Les intentions de Justin Trudeau concernant un éventuel retour à Paris pour la clôture de la conférence ne sont pas encore connues.

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