Être ou ne pas être vieux?

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Cette semaine, soit hier, le 12 novembre, j'ai franchi une année de plus dans mon élan de quinquagénaire. Sans vous dire si je suis plus près du 50 que du 55, je peux néanmoins affirmer que je ne me sens pas encore à l'automne de ma vie, comme le disait si bien l'acteur français, Jean Gabin, dans la chanson «Maintenant, je sais», où il évoquait ses soixante coups qui ont sonné à l'horloge. Alors, je me rassure! Je me dis que je suis encore sans doute dans la force de l'âge!

Est-ce être vieux que d'avoir 50 ans? En tous cas pas au Québec. Parce que, quand on se compare on se console. Eh oui! La population québécoise compte de plus en plus de personnes âgées de 70 ans et plus. Population vieillissante? Soyons moins défaitistes et disons plutôt une population qui vit plus vieille. Voilà. Arrêtons d'affirmer à gauche et à droite que le Québec est vieillissant. Péjoratif, point à la ligne!

En ce qui me concerne, je me suis même fait dire l'autre jour: «merci jeune homme», de la part d'une femme d'au moins 65 ans qui me demandait un renseignement sur un trottoir de ma ville. Oui, oui!

Et puis au Québec on veut repousser l'âge de la retraite à 67 ans. Alors on peut affirmer sans ambages qu'au Québec, on reste jeune plus longtemps qu'ailleurs. Façon détournée de voir les choses ou trop optimiste? Je ne saurais l'affirmer. Mais il y a une chose que je sais, c'est que rester jeune est une question d'attitude et d'engagement dans la vie. C'est tout ce que je sais, mais ça je le sais!

Par ailleurs, quel beau début de mandat pour la nouvelle ministre de l'Environnement Catherine McKenna... Quel beau premier geste que celui de permettre au maire Coderre de procéder au déversement de son huit milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent. Ça s'est fait rapidement cette décision. Non? Seulement cinq jours après l'assermentation. M. le Maire accepte les conditions imposées. Beau dommage!

Le moins que l'on puisse dire, c'est que lesdites conditions ne le sont que pour la forme tant elles sont peu astreignantes, peu sévères, voire superflues. En fait juste ce qu'il faut pour qu'on laisse croire à la population que des mesures préventives auront été dictées et soumises par Ottawa à Montréal.

N'empêche qu'au bout du compte rien n'aura changé à l'affaire et le déversement envisagé se fera, quoique qu'avec du retard.

Alors notre majestueux fleuve Saint-Laurent boit malgré lui ce cocktail infect et contaminé que représente ce huit milliards de litres d'eaux usées. Souhaitons encore une fois bonne chance à la flore de notre fleuve. De toute façon le Saint-Laurent est capable d'en pendre et ce ne sera pas la première fois. On peut le polluer encore plus, allez hop!

Mais ce qui compte après tout c'est que le maire de Montréal soit content et qu'il libère enfin sa ville de cette grosse bouillabaisse gluante et souillée à l'extrême.

Mais moi, ce que je retiendrai de cette histoire, c'est que la première décision de Catherine McKenna, dans sa fonction de ministre de l'Environnement du Canada, aura été de permettre ce déversement presque à la légère. Elle ne se sera fiée qu'aux démarches et mesures entreprises par la ministre précédente, sans y ajouter elle-même son grain de sel et une vision personnelle.

Yvan Giguère

Saguenay

Les aînés et la «bientraitance»

Aujourd'hui vendredi 13 novembre, c'est la journée mondiale de la Gentillesse, une tradition japonaise des années 60 et officialisée à la Conférence de Tokyo en 1998. Je prends pour acquis qu'il n'est pas nécessaire ici de définir longuement ce qu'est la gentillesse. Cependant cela m'appelle à vous parler de la «bientraitance» envers les aînés. Au Québec et sans doute partout ailleurs, la maltraitance envers les aînés et les animaux, nous savons très bien ce que cela représente.

Mais qu'en est-il de la bientraitance pour les personnes âgées ou dépendantes, les malades? Lorsque cette période de la vie normale nous arrive, le mot «bénéficiaire» nous est souvent rattaché au niveau de notre santé, c'est-à-dire que nous sommes des personnes qui avons droit à de l'aide tant physique qu'émotionnelle. Nous nous attendons tous à la bientraitance. Elle se traduit par le respect de nos droits, de notre liberté et surtout de notre dignité. Que nous demeurions à la maison ou dans une résidence privée pour des personnes âgées, dans un CHLSD, nous nous attendons à une attitude positive d'écoute, d'égal à égal, et non de dominant dominé, afin que la confiance s'établisse, pour que «le prendre soin» prime davantage sur «le donner des soins».

On retrouve également la bientraitance au niveau financier. Elle est intègre et transparente dans l'action, elle explique bien les différentes avenues lors d'une résolution de problème. Elle ne discrimine pas parce que nous sommes vieux. Elle nous informe sur la procuration bancaire, le mandat d'inaptitude, les types de testament.

En conclusion, je vous suggère ce proverbe chinois: «Se moquer des vieux, c'est détruire la maison où on logera ce soir».

Guy Claveau

Regroupement AQDR

Saguenay-Lac-Saint-Jean

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