Une nouvelle aventure

Justin Trudeau est devenu le nouveau premier ministre... (Photo Presse Canadienne)

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Justin Trudeau est devenu le nouveau premier ministre du Canada la semaine dernière.

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Le Quotidien

Étant souverainiste (un vrai), je suis habitué aux déceptions électorales. Le rêve d'un Québec indépendant semble toujours un peu plus loin d'une élection à l'autre. Lundi dernier, la situation ne s'est pas améliorée... Cependant, en attendant, on peut se réjouir du départ d'un homme qui a fait reculer la démocratie canadienne. C'est une excellente nouvelle! On est toujours dans ce grand pays, autant que ça se passe bien...

On peut également se réjouir de l'arrivée de Justin Trudeau avec un programme nettement plus progressiste. Vous pouvez être négatif envers les Trudeau, vous souvenir des mesures de guerre (quoi que je trouve ça galvaudé), vous souvenir également du scandale des commandites, croire que c'est du pareil au même, continuer d'être cynique, je n'en considère pas moins que nous l'avons échappé belle! Et, pensez-y, l'«Harperiste» qu'est Philippe Couillard se retrouve devant un vis-à-vis qui semble prêt à faire des déficits pour mieux coordonner l'équilibre social, tout le contraire de l'idéologie libérale provinciale. Alors, la souveraineté est encore et toujours en veille, mais je crois que cette nouvelle aventure politique, plutôt renouvelée et attentive à un plus grand respect de notre tradition démocratique, vaut la peine d'être sérieusement considérée.

Claude Dumais

Chicoutimi

Des travailleurs importants

Je tiens à remercier les quelque 230 000 Canadiens qui ont contribué au succès de la conduite de la 42e élection générale. Une fois de plus, les Canadiens ont accepté de prendre une pause de leur vie chargée et de faire des sacrifices personnels et professionnels pour permettre à leurs concitoyens d'exercer leur droit de vote et d'obtenir les résultats de l'élection sans tarder à la fermeture des bureaux. On ne peut passer sous le silence le professionnalisme et le dévouement exceptionnels dont les travailleurs électoraux ont fait preuve pour servir les électeurs canadiens, souvent dans des circonstances difficiles.

Les Canadiens ont été près de trois millions de plus à voter à cette élection générale comparativement à l'élection de 2011, ce qui s'est traduit par un taux de participation record en 20 ans. L'élection a suscité un véritable engouement des électeurs qui s'est poursuivi lors du vote par anticipation et le jour de l'élection, où certains ont parfois eu à faire la file. D'un bout à l'autre du pays, les travailleurs électoraux ont offert le meilleur d'eux-mêmes pour servir les gens de leur communauté. Voilà la force réelle de notre processus électoral: des Canadiens qui travaillent sans relâche afin de permettre à leurs concitoyens de choisir leurs représentants à la Chambre des communes.

Dans les semaines et les mois à venir, nous prendrons le temps d'examiner nos procédures électorales et d'étudier les possibilités de modernisation en vue des élections futures. Pour l'instant, nos dévoués travailleurs électoraux peuvent être fiers de leur accomplissement et de leur importante contribution à la société. Je suis certain que tous les Canadiens se joignent à moi pour les remercier de leur excellent travail au service de la démocratie.

Marc Mayrand

Directeur général des élections du Canada

Trudeau m'impressionne...

Je n'ai pas voté pour les libéraux. Mais j'avoue avoir un faible pour Justin Trudeau. Et je suis content que ce soit lui que les Canadiens aient élu. Il y a quelque chose qui m'interpelle chez lui. Son discours de victoire empreint de compassion et d'humanisme, m'a «presque» séduit: «vous nous avez permis de gagner», «vous nous avez permis d'être à votre écoute»; on pouvait presque en déduire qu'il nous dirait «vous m'avez permis de dire ce que je dis ce soir et d'être ce que je suis». Il a remercié son entourage, ses collaborateurs, sa conjointe et même ses adversaires. Il a ajouté: «vous savez les conservateurs ne sont pas nos ennemis». Bref un discours rassembleur, à l'image de sa campagne.

Ceux qui s'imaginaient que Justin était une copie conforme de son père, oubliez ça! Il est le contraire. Il n'est pas distant et froid comme pouvait l'être son père, il est plutôt chaleureux. Il n'est pas sarcastique, il est empreint de compassion. Il va vers le monde.

Voilà, on le devine, un homme d'équipe qui sera à l'écoute et qui travaillera avec le monde et non en s'en méfiant. Bien sûr, plus d'un voudra conclure que tout ce que dit et avance Justin est des voeux pieux et qu'une fois au pouvoir, il changera sa cassette. Mais laissons-le aller. On verra bien! Une chose que je souhaite de la part de M. Trudeau, c'est qu'il ne répète pas les gaffes de son père. Le rapatriement de la Constitution de 1982 est une tache dans notre histoire. Alors, M. Justin Trudeau, je vous demande d'être à l'écoute des revendications du Québec et d'agir avec nous et non contre nous. Vous devez gros au Québec, ne l'oubliez pas.

Et, M. Duceppe, merci pour la fierté! Vous pouvez, sans gêne, partir avec le sentiment du devoir accompli. Cependant votre départ pèsera lourd dans la balance. Qui d'autre a su si bien porter la fierté d'être Québécois au fil des deux dernières décennies. Vous avez amené le Bloc québécois à des sommets. Soyez-en fier. Soyez fier d'avoir été notre voix à Ottawa et d'avoir brillamment défendu nos intérêts et tout ce qui nous distingue du reste du Canada. Grâce à vous, on peut dire encore que nous sommes quelque chose comme une grande nation. Vous nous avez fait espérer. Merci pour votre amour du Québec.

Yvan Giguère

Saguenay

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