Journée sombre au PQ

Le départ de Gilles Duceppe n'est pas une... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le départ de Gilles Duceppe n'est pas une surprise pour les souverainistes. Celui de Stéphane Bédard est un mauvais signal pour le Parti québécois.

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Le départ de Gilles Duceppe n'est pas une surprise pour les souverainistes. Celui de Stéphane Bédard est un mauvais signal pour le Parti québécois. Il laisse entrevoir un malaise au sein de l'équipe de Pierre Karl Péladeau, une perception qui risque de s'accentuer, et non pas de se résorber.

Tous les feux seront désormais braqués sur le PQ. Le moindre incident révélant des problèmes internes au sein du caucus parlementaire ou chez les militants sera amplifié par les médias. Les libéraux et les caquistes vont se régaler de cette situation. François Legault était en point de presse très tôt hier matin. La veille, il avait invité les souverainistes déçus du PQ à se ranger du côté de la politique nationaliste préconisée par la Coalition avenir Québec. Personne ne l'a pris au sérieux mercredi, mais Legault en a remis hier en réitérant que la thèse souverainiste est condamnée.

Jusqu'à quel point la démission de Stéphane Bédard est-elle liée à des tensions internes au sein de l'équipe parlementaire? On en saura plus au cours des jours à venir. Mais ce qui est clair, c'est que Pierre Karl Péladeau n'a pas été en mesure de le convaincre de rester. Or les chefs qui ont beaucoup d'ascendant sur leurs troupes sont généralement capables de les garder au combat et de les motiver autour d'un objectif commun. Cet objectif au PQ, c'est la souveraineté. Personne ne doute de la foi souverainiste de Stéphane Bédard, mais son départ indique que sa déception l'a emporté sur son espoir de voir le PQ reprendre le pouvoir en 2018 et de tenir un référendum gagnant.

Bon joueur, M. Bédard a prétexté un grand besoin de refaire ses forces et un désir de se consacrer à sa famille. Il y a du vrai dans tout ça, mais la fatigue n'explique pas tout. M. Bédard n'a quand même que 47 ans, alors qu'à 68 ans et après une campagne électorale épuisante, Gilles Duceppe aurait poursuivi son travail au Bloc s'il avait été réélu.

Ce qu'il faut retenir de la démission de Stéphane Bédard, c'est qu'il n'était plus motivé dans l'équipe de Pierre Karl Péladeau.

Ce n'est pas une bonne nouvelle.

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