Les calculateurs de sièges déjoués

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L'auteur, Raynald Harvey, est président de la firme régionale Segma recherche. Il revient sur la place des sondages dans la présente campagne et sur le recours de plus en plus fréquent aux calculateurs de sièges.

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L'auteur, Raynald Harvey, est président de la firme régionale Segma recherche. Il revient sur la place des sondages dans la présente campagne et sur le recours de plus en plus fréquent aux calculateurs de sièges.

Les calculateurs de sièges étaient en vedette cette année: CBC, CTV, L'Actualité, le Journal de Montréal, plusieurs médias rivalisaient de prédictions sur l'issue du vote. Combien de gens m'ont parlé «du sondage de L'Actualité» qui prévoyait l'élection de trois conservateurs dans la région en me demandant pourquoi nos résultats étaient si différents?

Ces calculateurs ne sont pas des sondages, ils utilisent les sondages nationaux et l'historique du vote dans chaque circonscription pour produire de simples estimations en nombre de sièges. Ce sont des gadgets intéressants, mais qui n'ont pas de véritable valeur scientifique. Ces calculateurs ont eu le mérite de pointer une victoire libérale, mais aucun n'a pu prévoir une victoire majoritaire aussi importante (voir les tableaux). Au niveau des circonscriptions, ces calculateurs se sont révélés encore plus imprécis, et ce même en utilisant les données les plus fraîches des sondages nationaux publiés deux jours avant l'élection pour faire leurs prévisions finales, alors que Segma a rejoint ses derniers répondants une semaine avant le vote.

Pour quiconque connaît un peu la région, il était évident que les conservateurs auraient beaucoup de difficultés à remporter Chicoutimi-Le Fjord et surtout Jonquière avec des candidats beaucoup moins connus ou ministrables qu'en 2011, à moins de profiter d'un momentum exceptionnel au niveau national, ce qui n'a jamais été le cas durant cette élection. Au départ, cette prédiction défiait toute logique.

Malgré leurs limites, les calculateurs sont là pour rester, puisqu'ils sont beaucoup moins coûteux. Ils remplacent l'équivalent d'un sondage chaque jour ou presque dans 338 circonscriptions durant toute une campagne! Surtout, ils répondent à un besoin des électeurs qui veulent savoir ce qui se passe dans leur propre circonscription. Grâce au Quotidien et à Énergie-Rouge-FM, mais aussi à vous qui acceptez de répondre à nos sondages, la région a été la seule au Canada à pouvoir suivre l'évolution du vote dans chacune de ses circonscriptions à l'aide de sondages scientifiques.

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