Le beau, l'ami, le pitbull et le génie

Les candidats dans Lac-Saint-Jean ont participé à un... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Les candidats dans Lac-Saint-Jean ont participé à un débat récemment.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

La démocratie, c'est beau. Tout le monde peut voter pour son candidat favori. Le problème, c'est que les électeurs ne se fient pas aux mêmes critères pour élire leur nouveau député. Toutes les raisons se valent?

Revenons d'abord à la base. Qu'est-ce que ça mange en hiver un député fédéral?

On lui demande de sauver une industrie, de trouver de nouveaux créneaux, d'aider les immigrants à leur arrivée, d'écouter les problèmes de ses concitoyens, de créer des milliers de nouveaux emplois... Une baisse d'impôt et deux chaussons avec ça?

Mais qu'en est-il vraiment? Selon la description retrouvée sur le site du Parlement du Canada, la première mission de l'élu est de représenter et écouter sa population. Il doit souvent s'improviser « travailleur social », peut-on lire dans cette définition.

Le député joue aussi le rôle de législateur en menant par exemple un projet de loi. Et il doit en plus se transformer en chien de garde de l'appareil gouvernemental pour ainsi éviter des situations arbitraires.

Résumons. Les députés fédéraux doivent représenter et défendre leurs électeurs, prononcer des discours, adopter des lois, établir des politiques, surveiller le gouvernement et la fonction publique, en plus d'être loyaux à leur parti.

Des tâches qui nécessitent des compétences bien différentes.

Et le seul critère pour se présenter aux élections fédérales? Avoir 18 ans et plus et être Canadien. Pas surprenant qu'on en échappe de temps en temps.

Maintenant que je vous ai rappelé ces tâches, est-ce que vous choisissez votre candidat pour les bonnes raisons?

On ne se le cachera pas. Il y en a des gens encore qui optent pour le charme. Je les comprends un peu. Tant qu'à voir des politiciens tous les jours dans nos médias, aussi bien qu'ils soient intéressants à regarder, non? À compétence égale, on prend le mignon.

D'autres préfèrent ceux qui viennent du peuple. Celui qui nous ressemble, qui vit les mêmes petits problèmes. Une personne avec une vie simple. Une bonne personne, mais sans réalisations extraordinaires. Mais est-ce qu'on veut vraiment des gens ordinaires pour nous gouverner?

Les gens très brillants, qui ont de l'esprit, on aime ça. Il faut toutefois que cette personne sache comment s'adresser au peuple. C'est souvent ça le problème.

Une personne douce et empathique serait aussi toute désignée pour écouter ses concitoyens. Mais la jungle politique ne fait qu'une bouchée des doux.

Il y a évidemment ceux qui votent pour le parti, peu importe le candidat local. Son expérience et ses capacités importent peu. Les valeurs du parti et l'attrait du chef l'emportent. Le candidat parfait semble difficile à trouver, n'est-ce pas?

Ça n'existe pas une personne qui écoute avec sensibilité les problèmes de ses électeurs dans un souper spaghetti après s'être transformée en pitbull pour défendre sa population à la Chambre des communes. Et ça, au lendemain d'une session de travail sur un projet de loi concernant les drones dans l'espace aérien précédé d'un point de presse sur la fermeture d'une usine.

Si une personne excelle dans toutes ses tâches, je lui donne mon vote immédiatement.

En attendant, je préfère mon critère. Je ne prends pas celui qui promet mer et monde. Je vote pour celui qui me semble le meilleur leader et le plus positif.

Parce qu'au moins, je sais qu'il saura bien s'entourer pour réaliser toutes ses tâches!

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