Un code et pas de chichi!

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Myriam Boucher
Le Quotidien

«L'habit ne fait pas le moine»; «Quand on regarde quelqu'un, on en voit que la moitié»; «Il ne faut pas juger le sac à l'étiquette»...

En voilà des proverbes justifiant qu'il ne faut pas se fier aux apparences et que l'image que projette chaque individu représente qu'une parcelle de celui qu'il est réellement! Bien sûr, il s'agit d'une évidence. Mais, puisqu'un proverbe en attire un autre, à ceci je réponds que «chacun voit bien ce qu'il veut avec ses propres lunettes».

Bien que vous ayez pu croire que le but de mon papier consistait à l'énumération complète du dictionnaire des proverbes, je rectifie en précisant qu'aujourd'hui, je vous parlerai du code vestimentaire au travail et même qu'au-delà de tout ça, je commencerai en lionne en affirmant haut et fort ma position à l'égard du sujet du jour: je suis pour!

Mon inspiration provient de Saguenay qui a soumis, depuis le début de la saison chaude, un nouveau code vestimentaire à l'ensemble de ses employés. Rien de bien différent de toutes compagnies privées ou organismes gouvernementaux. Ce dernier révoque le port du chandail à caractère violent, sexiste, satanique ou raciste, des sandales de plage (en lien possiblement avec la CSST), la casquette dans les bureaux, les vêtements allant au-dessus de la mi-cuisse, troués ou moulants, les décolletés plongeants et finalement les tatouages à caractère discriminatoire ou violent.

Code vestimentaire ou gros bon sens? Il y a lieu de se poser cette question puisque comme femme et mère, j'applique ces lignes de conduite à la maison et dans ma vie de tous les jours sans pour autant préciser qu'il s'agit d'une réglementation! Pourtant, des tatous, chez-nous, on en a plus d'un, idem pour des chandails de groupe de musique, une craque de seins, des babouches, des calottes, et tout le bataclan! Il va de soi que si je vais souper chez belle-maman ou passer la journée au bureau, je ramasse mon buste de chanteuse d'opéra, mon attirail de tatouages, ma jupette pis mes grandes pattes et que je les garde pour chéri d'amour le soir venu! De toute façon, que ce soient mes collègues ou encore Mme Bouchard, celle qui a mis mon homme au monde, le respect que j'éprouve envers ces derniers, mais aussi envers moi-même, m'amène à me questionner à savoir s'ils ont réellement envie de voir tout ça? Probablement pas!

Ce qui est violent, satanique, sexy pour toi ne l'est pas nécessairement pour moi, me préciseront certains. Ce à quoi j'acquiescerai en leur répondant encore une fois par mon nouveau proverbe préféré «chacun voit bien ce qu'il veut avec ses propres lunettes». Ceci dit, j'ajouterai également qu'il s'agit certainement de la meilleure explication justifiant l'importance dudit code vestimentaire au travail. Avec des règles définies, précises et écrites, il n'y a pas d'ambiguïté, pas de «oui mais», d'exception, de condition ou de pouce laissé se transformant en pied. C'est clair et juste pour tout le monde et il n'y a pas lieu de justifier les perceptions de tous et chacun sur la définition du violent, satanique, sexy, etc. Minou est accommodé également Pitou! Pas de chichi.

Je terminerai en précisant que la beauté d'avoir sa propre entreprise, bureau, compagnie, d'être patron, gestionnaire, cadre, etc, est de mener la business comme bon nous semble, dans la mesure où les normes du travail sont respectées! Ainsi, je demande à ceux qui, comme moi, choisissent de travailler pour les autres, n'y a-t-il pas lieu d'appliquer le code vestimentaire implanté? À vous d'y voir!

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