Débat: carte électorale

Trouvons ensemble la solution

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La conseillère désignée de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron

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Le Quotidien

Le débat sur le découpage de la carte électorale de Saguenay risque d'être très émotif. Et pour cause, la démarche entreprise par le maire de Saguenay, et ses propos tenus lors du dernier conseil municipal nous indiquent qu'il cherche à éviter toute discussion. Pourtant, dans un débat aussi important, il est primordial de rechercher l'adhésion de la population. Il faut aussi donner l'heure juste sur les obligations de la ville à ce sujet. Rétablissons certains faits.

Les frontières des arrondissements et le nombre de conseillers sont définis par le décret de fondation de la ville. La carte électorale est divisée en fonction de ces paramètres. La Loi sur les élections et les référendums demande aux villes de réviser leur carte électorale avant chaque élection municipale. Par contre, il est toujours possible de demander au ministre de reconduire la carte actuelle, ce que le maire a toujours fait depuis la fusion, reconduisant ainsi des disparités importantes de façon précipitée. Toujours selon la Loi, une municipalité de la taille de Saguenay peut avoir entre 14 et 24 conseillers municipaux. Ceci laisse de nombreuses possibilités. Rappelons également que toutes les études qui se sont penchées sur la question concluent que la taille du conseil n'a pas d'impact significatif sur le budget d'une ville. Les questions monétaires ne sont donc pas un enjeu dans ce dossier.

Au dernier conseil municipal, le maire a présenté sa solution, soit 15 conseillers, comme étant la seule possible. Cette proposition a été élaborée sans mandat du conseil, sans aucune consultation, ni auprès des conseillers ni auprès de la population. Pourtant, certaines personnes ont pris le temps de réfléchir à la question, par exemple Joan Simard et Denise Turcotte, qui ont fait une proposition il y a quelques années. Celle-ci mérite qu'on en tienne compte, comme bien d'autres. Compte tenu de l'importance de cette décision pour l'avenir, on aurait dû prendre le temps d'analyser les différentes problématiques en place afin de trouver une solution optimale entre le calcul mathématique et l'attachement des gens à leur milieu de vie. Ce temps pris maintenant aurait permis d'éviter des problèmes plus tard. Le maire dit que la carte n'est pas encore découpée, qu'il s'agit seulement du nombre de districts. Mais on comprend facilement que décider maintenant que les arrondissements de Jonquière et Chicoutimi comprendront chacun deux conseillers en moins nous «peinture dans le coin».

On se rappellera que lors de chacune des élections suivant la fusion, le maire a tenu à maintenir la carte électorale, en défendant l'importance de préserver les anciennes municipalités. En 2011, il a même demandé au ministre des Affaires municipales de la maintenir de façon permanente, ce qui a été refusé. «Nous avons l'équipe idéale et tout baigne dans l'huile. Pourquoi changer cela?», disait-il. Aujourd'hui, il fait face à une opposition structurée. Peut-on y voir un lien avec son soudain changement de cap?

Pour éviter de commettre des erreurs, nous proposons de retirer la demande de modification au décret de la ville pour diminuer le nombre de districts. Nous recommandons aussi de mettre sur pied une commission indépendante dont le mandat sera de tenir des consultations publiques dans toutes les anciennes municipalités. Le rapport de la commission présentera un portrait de la situation ainsi qu'une proposition élaborée dans le respect des deux axes définis par la Loi pour le découpage d'une carte électorale, soient la représentation selon le nombre d'électeurs par élu et l'homogénéité socio-économique (barrières physiques, distance, superficies, etc).

Au moment où l'on souhaite retoucher la carte électorale, il est important de prendre le temps de consulter afin de tenir compte des différentes réalités. Évitons les considérations électoralistes et tentons de trouver la meilleure solution pour les citoyens de Saguenay.

Josée Néron

Conseillère désignée de l'Équipe du renouveau démocratique

Débat: carte électorale // Les élus de la capitale régionale projettent d'adopter une nouvelle carte électorale comptant 15 districts au lieu de 19 en vue des prochaines élections municipales. Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, et la conseillère désignée de l'opposition, Josée Néron, font le point et clarifient leur position respective sur cette question importante.

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