Un effet boeuf

La semaine passée, un bon ami à moi est venu me rendre visite à la maison et... (Imacom, Maxime Picard)

Agrandir

Imacom, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Joël Martel
Le Quotidien

La semaine passée, un bon ami à moi est venu me rendre visite à la maison et puis hop, je ne me souviens plus comment c'est arrivé, mais à un certain moment, il m'a raconté qu'il tentait depuis quelques temps de prioriser un mode d'alimentation végétarien.

Du coup, comme je suis pratiquement l'antithèse du végétarisme, ça m'a complètement fasciné alors j'ai bombardé le pauvre trublion d'un millier de questions.Et vous savez quoi? J'ai pratiquement passé à un cheveu de me laisser tenter par une espèce d'expérience du genre «je vais suivre un régime végétarien pendant une semaine tout en restant en vie».

Parce qu'à bien y penser, on risque fort bien de ne plus avoir le choix de se convertir à un tel mode d'alimentation, et ce d'ici quelques années seulement.

Maintenant, je ne m'avancerai pas maladroitement sur un terrain que je connais trop mal, mais la littérature scientifique penche de plus en plus vers cette solution afin de ralentir la destruction de notre planète que nous menons un peu trop bien jusqu'ici.

Évidemment, je vous écris ça et j'ai moi-même de la difficulté à me faire à l'idée qu'un jour, je raconterai à mes petits-enfants que dans mon temps, on mangeait presque quotidiennement du boeuf et que c'était tout à fait normal. Mais bon, j'imagine que feu mon grand-père Collard aurait ressenti le même drôle de feeling si on lui avait dit dans ses jeunes années que plus tard, son petit-fils le regarderait avec dégoût lorsqu'il lui raconterait que dans son temps, on mangeait du boudin et des tranches de lard.

Les temps changent comme on dit. Il reste qu'après avoir discuté avec Max, ça m'a plutôt rassuré quant à une éventuelle transition végétarienne obligatoire dans un futur rapproché.

Par exemple, sa fameuse recette de pâté chinois où le boeuf haché est remplacé par des lentilles ne me semblait pas piqué des vers du tout. «Tu fais revenir tes lentilles dans de l'oignon comme tu le ferais avec du steak et honnêtement, il n'y a absolument aucune différence au goût, que Max m'a dit. Et en plus, je ne suis même pas un top cuisinier dans la vie.»

Il m'a aussi parlé des burgers végés chez A & W qui, semble-t-il, sont pratiquement meilleurs que les burgers standards.

Et puis, alors qu'on est allé casser la croûte au foodtruck du Repère du Clocher, il a choisi le pogo végétarien et pendant que j'engloutissais un savoureux burger, Max m'a confié qu'un des avantages de ne pas manger de viande, c'est qu'on a souvent un seul choix dans le menu et que ça nous évite bien des maux de tête afin de choisir ce qu'on va manger. Inutile de vous dire que pour un gars qui peut facilement rester des heures devant un menu à ne pas réussir à se décider ce qu'il va commander, c'est plutôt tentant.

Ce qui est le plus rigolo dans tout ça, c'est que pour le trentenaire que je suis et pour qui la viande a toujours été un élément logique dans mon alimentation, la seule pensée d'éliminer cela de mon quotidien me semble être une montagne complètement folle à surmonter. Or, si mon fils de cinq ans avait le choix de ne plus manger de viande, ce serait là pour lui la décision la plus logique, parce que comme il le dit si bien, c'est pas très gentil pour les animaux de les tuer pour les manger. Alors hop, quand je lis qu'un jour ou l'autre, le végétarisme pourrait être la norme, je me dis que les carnivores seront peut-être les nouveaux dinosaures.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer