Le pot, c'est mal

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Rappelons que les municipalités ne peuvent pas déterminer qui peut recevoir une licence pour développer et distribuer la marijuana.

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Joël Martel
Le Quotidien

Vous ne me croirez peut-être pas, mais j'ai déjà rencontré un gars qui avait fumé un joint de pot.

En fait, si vous pouviez me voir en train d'écrire ça, vous me croiriez certainement parce que le seul fait de me rappeler de ça, j'en tremble encore.

Non, mais sérieux, on ne se le cachera pas, j'ai vraiment eu peur. Même si le gars ne m'a rien fait, il a quand même été dans la même pièce que moi pendant un bon cinq minutes et tout le long, je n'arrêtais pas de me répéter dans ma tête: «Faut pas que tu cries, faut pas qu'il se rende compte que tu es à deux cheveux de faire dans tes culottes tellement que tu as peur et surtout, protège bien ta bouche et ton nez au cas où il essaierait de te faire prendre de la drogue.»

En tout cas, je vais vous le dire, cette semaine, ça m'a vraiment soulagé quand j'ai vu que les policiers avaient arrêté des trafiquants de pot. Ça fait drôle à écrire, mais quand j'ai vu ça dans le journal et aux nouvelles, je me suis senti soudainement mieux. C'était un peu comme si les policiers me disaient: «Tu peux aller te coucher le gros, c'est fini.»

Parce que sans les millions de dollars qu'on met dans la lutte au pot, il y aurait certainement du pot partout. Regardez juste ceux-là qui militent pour que les gens malades aient le droit d'avoir du pot thérapeutique. Non, mais, on va se le dire, il faut être fou braque pour penser qu'une plante, c'est mieux qu'une combinaison de dix médicaments créés en laboratoire. Ok, c'est vrai qu'il y a des études qui disent qu'en fin de compte, le pot thérapeutique peut aider un cancéreux à retrouver l'appétit et à moins ressentir des nausées, mais pourquoi faire ça si on arrive au même résultat avec son cocktail de médicaments? On n'est pas dans l'ancien temps à ce que je sache. Des pilules, ça fait bien plus santé. C'est sûr que ça coûte plus cher et que ça donne plein d'effets secondaires qui font qu'un malade est obligé de prendre six autres médicaments juste pour endurer le premier médicament qui était supposé de lui redonner l'appétit, mais on ne s'arrêtera quand même pas à un détail près.

Et puis là, c'est sans parler de ceux-là qui voudraient légaliser le pot et qui voudraient même qu'on en fasse le commerce. Ben voyons! Regardez juste les Américains. Ils ont commencé ça au Colorado en janvier dernier et là, les économistes prévoient qu'à la fin de l'année, ça va rapporter à l'état 98 millions de dollars. Vite de même, ça en prendrait en mautadine du pot pour qu'on puisse payer notre dette de 3 milliards au Québec. Et puis, de nos jours, avec l'indexation du taux de la vie, tu ne fais pas grand-chose avec 98 millions de dollars. Une fois que tu as payé l'épicerie et le loyer, tu peux te payer le câble à la limite, mais sinon...

Le pire dans tout ça, c'est que ceux-là qui veulent légaliser le pot, ils disent que ça ferait perdre de l'argent au crime organisé et que c'est le gouvernement qui empocherait cet argent-là à la place. Ben oui! Comme si c'était le genre de notre gouvernement d'accepter de l'argent sale. Et après ça, c'est quoi? Le gouvernement va s'arranger avec le crime organisé pour octroyer des contrats après ça?

Non. Si les gens ne sont pas foutus d'avoir du fun, qu'ils boivent. L'alcool, ça, c'est bien. Quand tu as envie d'une bonne bière, tu as juste à aller au dépanneur, tu achètes ta 24 et tu ne déranges personne. Et si tu veux boire du fort, tu vas à la SAQ et voilà.

L'alcool, ça a toujours été légal et c'est parce que l'alcool, ça, c'est correct. Les docteurs le disent: «Buvez du vin, c'est bon pour le coeur.»

Sérieux, je suis vraiment content que le gouvernement mette de l'argent dans la lutte au pot. C'est vrai que cet argent-là pourrait aller ailleurs comme dans la santé, l'éducation, les programmes sociaux, la culture et bien d'autres choses, mais dites-vous que chaque joint de pot que la police saisit, c'est une overdose de pot de moins, donc une vie de plus.

Bref, j'espère que la police ne lâchera pas et qu'elle finira par emprisonner tout le pot. Et après ça, tout va bien aller dans le monde entier et il n'y aura plus de trou dans la couche d'ozone.

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