Des lutins régionaux

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Carine Tremblay
Le Quotidien

Cette lettre s'adresse à tous les parents qui chassent les lutins de Noël, aux marchands qui en profitent, aux artistes et artisans en quête d'une idée, et à tous ceux qui veulent oeuvrer au développement local de notre entrepreneuriat. Comme beaucoup d'autres personnes, j'ai été touchée par la merveilleuse histoire de la chasse aux lutins, initialement partagée au public en décembre par M. Régis Tremblay de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

Quelle enivrante aventure de pouvoir imaginer des lutins qu'on attrape en les attirant avec des «biscuits-faits-maison-par-les-enfants», à l'aide d'un sac et d'une palette à pot de peinture! Une fois attrapés et accueillis dans une maison, parce qu'ils sont aimés et cajolés, ces lutins jouent des tours à chaque jour pour démontrer leur bonheur. Ils figent aussitôt le jour venu. Et, ils quittent le 24 décembre afin d'aller aider le père Noël.

À mon tout premier contact avec cette histoire, maintenant vivante dans plusieurs foyers et écoles de la région, j'ai été convaincue que mes enfants de 7 et 9 ans y croiraient à fond.

Je me suis alors immédiatement ruée sur le premier marchand qui m'a vendu un lutin de 11 pouces de haut pour une trentaine de $. C'est à ce moment que j'ai trouvé que cette aventure avait un défaut : elle force la consommation d'un produit «made in USA», ou «made in China»...

Imaginons maintenant que l'engouement pour cette magnifique folie dépasse la région et envahisse la Québec et Montréal (ce qui arrivera sûrement). Imaginons ce que notre belle collectivité pourrait faire dès maintenant... Imaginons que le livre de cette histoire en fasse une légende officiellement locale (voir sur le site web de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix).

Imaginons que pour s'y conformer, les lutins doivent provenir de Lac-à-la Croix (ou du Lac-Saint-Jean, ou du Saguenay-Lac-St-Jean. Imaginons que pour obtenir l'accréditation locale de ces lutins, sous forme d'appellation contrôlée, comme le vin, ils doivent être confectionnés à la main, à l'aide de nos artisans locaux. Je parle ici de toutes nos écoles d'arts plastiques, nos étudiants en arts, nos Cercles des fermières et autres associations, nos concitoyennes et concitoyens qui ont des talents artistiques et manuels. Un groupe pourraient fabriquer les visages et les mains, les autres le pièces de tissus et le rembourrage. Du matériel local pourrait être utilisé (laine et argile). Une coop du lutin «made in Saglac», en ligne avec les pôles du développement durable, pourrait ainsi être créée. Qu'attendons-nous, en tant que collectivité, pour sauter sur cette si belle occasion?

Carine Tremblay

Mère et chasseuse de lutins

Chicoutimi

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