Courageuse et déterminée, elle réussit à freiner la maladie

À l'âge de 10 ans, Catherine Laberge étonne... (Le Quotidien, Mélissa Viau)

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À l'âge de 10 ans, Catherine Laberge étonne tout le monde avec sa détermination et son courage malgré un handicap aux jambes. Parmi tous les sports qu'elle pratique, elle fait entre autres de l'équitation pour améliorer son équilibre.

Le Quotidien, Mélissa Viau

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Mélissa Viau
Le Quotidien

Quand elle est née, Catherine Laberge avait des malformations aux jambes dont deux luxations aux hanches. Elle a dû porter des attelles aussitôt et des plâtres afin de corriger le problème. Souffrant d'une maladie neuromusculaire chronique, à l'âge de 14 mois, on procéda à une opération dans ses pieds et ses jambes. Les médecins avaient annoncé aux parents que leur fillette ne marcherait jamais.

Étant des sportifs assidus, ses parents, Isabelle Morin et Martial Laberge, ont décidé de tout faire pour permettre à leur fille d'avoir une vie des plus normale. Les séances de réadaptation et de physio aidaient son développement. Quand elle entra à l'école, les enfants étaient parfois méchants face à la démarche plus lente causée par les orthèses qu'elle portait à ses jambes. La douce petite fille encaissait tristement les commentaires. Un jour, une équipe du Centre de réadaptation en déficience physique de Jonquière est venue à l'école afin d'expliquer aux élèves la réalité de leur camarade. Les enfants étaient même invités à essayer les différentes orthèses. À partir de ce moment, tout a changé. Citée en exemple, admirée de tous, Catherine est devenue un modèle de persévérance au sein de l'école Saint-Joseph de La Baie.

Adepte des sports, la jeune fille pratique principalement la natation, le tir à l'arc, le ski de fond, le hockey luge, l'équitation et le vélo. « Mon père a travaillé fort pour adapter mon vélo de montagne », souligne Catherine, en se remémorant cette longue soirée de travail dans le garage. « J'ai adapté son vélo avec une invention québécoise de la compagnie BionX », poursuit le papa.

Tous les ans, depuis cinq ans, elle participe au Défi sportif qui se déroule à Montréal et, depuis deux ans, elle est la seule représentante de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. « Je rêve un jour de faire les paralympiques en natation », ajoute-t-elle avec détermination. C'est d'ailleurs grâce au Défi sportif qu'elle a découvert le hockey luge. Ses parents ont décidé d'importer ce sport dans la région. D'ici quelques semaines, elle pourra pratiquer le hockey luge à l'aréna de La Baie.

Depuis quatre ans, l'équitation lui permet d'améliorer son équilibre, lui permettant d'ajouter un nouveau rêve à sa liste, soit de faire des compétitions en plaisance. « Je bouge tous les jours et je mange bien », continue-t-elle. C'est ce qui lui permet de freiner la maladie. Si elle arrête de bouger, ses muscles risquent de s'atrophier.

Quand Catherine voit ses amis faire de la gymnastique, elle aimerait bien les suivre mais elle n'a pas assez d'équilibre pour ce sport. Il est de même pour la mode... Elle ne peut pas suivre la mode au niveau des chaussures, car ces dernières doivent avoir beaucoup de soutien et de stabilité. Étonnamment, à l'école, ses forces sont en éducation physique. « En éducation physique, je suis en haut de la moyenne », précise l'élève qui vient d'entamer sa cinquième année.

Tous les jours, elle étonne ses proches... Dernièrement elle a bravé avec témérité le parcours d'arbre en arbre, et ce, malgré l'air sceptique de ses parents !

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