C'est le toujours très fiable lanceur Étienne Blanchette (3-1) qui aura la mission de stopper les puissants frappeurs montréalais qui ont inscrit 341 points pendant la saison régulière, derrière seulement le Royal de Repentigny (347).
«Étienne l'a vécu dans la série contre Charlesbourg et il a montré qu'il était capable de prendre la pression devant une grosse foule», souligne Robert Fatal qui s'attend à ce que l'artilleur gaucher Yanick Gibeau (4-0) soit sur la butte du côté adverse.
«On voulait revenir avec lui à la maison. C'était déjà prévu comme ça. Mardi, il était à environ 85% de ses capacités et on ne voulait pas prendre de chance. On préférait qu'il soit frais et dispos», indique Robert Fatal.
Avec son expérience, le pilote jonquiérois sait qu'une victoire ce soir installerait le doute dans la tête des Montréalais. Une défaite ne représenterait pas non plus la fin du monde, à son avis.
«C'est sûr qu'on aimerait mieux se retrouver avec une égalité de 1-1, convient Robert Fatal dans un premier temps. Ce serait difficile de retourner à Montréal en retard 0-2, mais la série ne sera pas terminée vendredi, peu importe qui l'emporte. Un quatre de sept, c'est long. Advenant une défaite, si on gagne par la suite dimanche à Montréal, on reviendrait devant nos partisans avec l'occasion de créer l'égalité.»
Il mentionne que le moral est très bon malgré la dure défaite de mardi. Une réunion d'équipe et quelques rencontres individuelles après le premier duel ont permis de remettre le train sur les rails. «Il n'y a personne d'ébranlé ou avec la tête entre les deux jambes. On a mis ça derrière nous», assure-t-il.
Robert Fatal a finalement fait une croix sur le releveur Didier Landry qui étudie présentement en Arkansas, aux États-Unis. «À moins d'un revirement incroyable de situation, on ne le reverra pas», indique-t-il. Alexandre Morainville et Marc-Antoine Bérubé ont également quitté pour les collèges américains.
Les joueurs des Voyageurs tiendront un léger entraînement cet après-midi.