Antoine Roussel est de passage dans la région cette semaine et en a profité pour s'entraîner hier en compagnie des joueurs des Élites de Jonquière du circuit midget AAA.
Même s'il possède un contrat garanti de deux ans à deux volets signé au début de l'été, le hockeyeur d'origine française ne prend rien pour acquis. Avec plusieurs joueurs de la Ligue nationale qui se retrouveront dans la Ligue américaine, il sait que la compétition sera forte lors du camp d'entraînement qui doit normalement débuter le 20 septembre, mais pourrait être retardé d'une semaine.
«Pour jouer dans la Ligue nationale, il faut compétitionner et gagner ton poste. Si tu peux le faire dans la Ligue américaine, ça pourrait te permettre de graduer plus rapidement dans la Ligue nationale par la suite», indique le joueur de 22 ans qui s'inspire d'Alex Burrows des Canucks de Vancouver. Lors de la saison du lock-out en 2004-2005, l'ancien des Cataractes avait réussi à percer l'alignement dans la Ligue américaine et avait fait le saut avec les Canucks en milieu de la saison suivante.
«Il faut voir le positif de la situation. Oui il y aura plus de concurrence. Toutefois, ce sera une demi-marche à prendre pour moi et je pourrais faire l'autre moitié après le lock-out», soutient le joueur philosophe qui est très heureux du vote de confiance des Stars à son endroit après des passages d'un an dans l'organisation des Bruins et des Canucks.
«Un contrat de deux ans, ça va enlever le fusil que j'avais sur la tête tous les ans. La prochaine année sera quand même cruciale. Après ce contrat, je vais avoir 24 ans et d'autres jeunes vont pousser derrière moi», indique-t-il.
Avec les Élites
Antoine Roussel a effectué un retour en arrière avec les Élites hier après-midi. Alors qu'il évoluait dans les rangs professionnels à Nantes, en France, l'actuel entraîneur-chef des Élites, Dany Fortin, a dirigé Antoine Roussel dans le pee-wee et le bantam. Ce dernier se souvenait d'ailleurs que Fortin possédait un excellent lancer frappé et n'a pas manqué de lui rappeler. Au fil du temps, les deux ont conservé d'excellents rapports. C'est Antoine Roussel lui-même qui a lâché un coup de fil à Dany Fortin pour lui signifier qu'il se trouvait dans le coin et lui demander s'il pouvait sauter sur la patinoire avec son équipe. La réponse positive n'a pas tardé.
Dany Fortin a profité de la visite surprise d'Antoine Roussel pour tenir une rencontre avec ses protégés pour discuter de son parcours atypique. «Des joueurs français qui se sont rendus là, c'est une rareté, souligne Dany Fortin, citant en exemple Stéphane Da Costa des Sénateurs, Philippe Bozon avec les Blues de St. Louis dans les années 90 et, bien sûr, Christobal Huet avec le Canadien.
«C'est surtout pourquoi il est arrivé où il est qui est intéressant. C'est quelqu'un qui a toujours travaillé fort. Oui il a du talent, mais il n'a jamais cessé de travailler. Il n'y a pas de secret», rappelle-t-il.