Le grand retour de Marco Calliari

Marco Calliari renouera avec le Festival international des... (Le Quotidien, Archives)

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Marco Calliari renouera avec le Festival international des Rythmes du Monde, le 2 août. Il en sera à sa septième ou huitième visite en l'espace de dix ans, une marque que personne n'est près d'égaler.

Le Quotidien, Archives

Daniel Côté
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) L'édition 2012 est celle des retours, au Festival international des Rythmes du Monde. Il était donc inévitable qu'une invitation soit adressée à Marco Calliari, le fidèle d'entre les fidèles. Il y a chanté sept ou huit fois (lui-même a cessé de compter) et sous toutes les conditions, y compris lors d'un orage électrique pendant lequel lui et ses musiciens avaient été particulièrement braves. Ou téméraires.

« Je m'en souviens. C'était vraiment dangereux. On aurait dû faire une chanson pour saluer les gens, puis s'en aller », a-t-il mentionné il y a quelques jours, lors d'une entrevue accordée à Progrès-Dimanche. Heureusement, ce n'est pas toujours le déluge lorsque Marco Calliari se pointe sur la rue Racine, à Chicoutimi. Il fait beau, d'ordinaire, et la foule est dense au pied de la scène.

C'est le 2 août qu'on pourra l'entendre, cette année. Celui à qui on a confié le rôle de porte-parole du festival s'y produira à compter de 19 h 30, sur la scène dressée à l'angle de la rue Bégin. Au programme: des chansons de ses trois premiers albums, dont le plus récent, Al Faro Est, écrit lors d'une retraite fermée tenue en Gaspésie. Même s'il défend ces compositions depuis deux ans, la fin de ce cycle, en novembre, ne lui apparaîtra pas comme une délivrance.

« Les textes, la musique, l'énergie et l'intensité me font dire que c'est le meilleur de mes huit albums, si on compte ceux que j'ai fait avec le groupe Anonymus. Peut-être que ça tient au fait qu'il a été écrit dans un contexte très émotif, au cours d'un trip bien personnel. Ça a donné un métissage de plusieurs sonorités, un mélange de tarentelle, de mariachis, de flamenco et de rai », explique Marco Calliari.

« Une marée de gens »

Le porte-parole du festival arrivera à Chicoutimi avec les membres de son sextet, qui comprend trompette et tuba. Il anticipe une soirée mouvementée, comme c'est son habitude. Le public verra un artiste qui a su canaliser l'énergie de ses débuts, alors qu'il était spécialisé dans le metal, afin d'explorer ses racines italiennes. Un plaisir qui, assure-t-il, sera partagé.

« Pour nous aussi, c'est beau, quand on se trouve sur la scène. La rue Racine est impressionnante, surtout quand on joue près de la cathédrale. On voit très loin. Il y a une marée de gens cordés dans un espace relativement étroit », décrit Marco Calliari. Il s'agira de son premier spectacle complet depuis quelques années, au festival. Lors de sa plus récente apparition, dans un spectacle donné par Yves Lambert, il s'était fait plus discret qu'à l'ordinaire.

Un autre endroit qu'apprécie le chanteur est l'Italie, la patrie de ses ancêtres. Il s'y rend deux fois par année pour faire la promotion de ses enregistrements et donner des spectacles. Ce n'est plus une expérience d'un soir, mais des fréquentations assidues, tant avec ses collègues qu'avec le public. « J'aime m'amuser là-bas. J'ai développé des fraternités très fortes avec beaucoup de musiciens. En plus, ça me fait du bien de chanter dans la langue de mes parents », énonce-t-il.

Son prochain séjour en Italie est prévu pour le mois d'août. À son retour, l'artiste poursuivra la confection du prochain album, qui doit sortir au printemps. Quelques pièces ont vu le jour, mais il en manque plusieurs et ça lui donne envie de répéter l'expérience gaspésienne, mais plus près de chez nous. « Peut-être que je vais m'isoler dans votre bout. J'aime faire de la planche à neige et j'aime les monts Valin », souligne ainsi Marco Calliari.

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