133 infractions en cinq mois

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La porte-parole de la Sûreté du Québec au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Hélène Nepton.

Le Quotidien, Archives

Laura Lévesque
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Plus de 130 infractions au code de la sécurité routière ont été détectées du haut des airs dans la région pendant une opération de cinq mois. Un résultat satisfaisant qui pousse toutefois la Sûreté du Québec (SQ) à ne pas réintroduire la surveillance aérienne dans les pratiques courantes.

Dans un projet pilote mené dans quelques régions du Québec, dont le Saguenay-Lac- Saint-Jean, la SQ devait évaluer la pertinence de rétablir ce type de surveillance. Une pratique disparue depuis plus de 12 ans pour des raisons, entre autres choses, économiques.

La SQ a dévoilé au Quotidien les résultats de ce projet qui a pris fin en 2011. Sur 14 opérations de surveillance aérienne, 133 billets d'infraction ont été remis à des conducteurs. Toutes les contraventions concernaient des excès de vitesse. À l'exception d'une seule qui a été donnée pour un dépassement par la droite.

La surveillance aérienne s'est effectuée à deux endroits dans la région, dont une portion de l'autoroute 70 et une autre de la route 175 dans la Réserve faunique des Laurentides.

« La surveillance aérienne est un outil parmi d'autres. Mais il est aussi efficace que la patrouille pour ce qui est des excès de vitesse. Ce qui nous pousse à croire que ce n'est pas nécessaire de rétablir cette pratique dans nos opérations courantes », indique Hélène Nepton, porteparole régionale de la SQ.

Opérations particulières

Mais pas question pour l'organisation policière d'abandonner encore une fois la surveillance aérienne dans la région. Le projet pilote a plutôt révélé que cette pratique serait forte utile pour des opérations particulières.

Le contrôle aérien permet en effet d'identifier des infractions difficiles à voir pour des patrouilleurs, dont des dépassements interdits ou des cas de conduite dangereuse.

« Pour une problématique particulière, c'est un bel outil. Par exemple, si on remarque plusieurs excès de vitesse sur des chantiers, nous pourrions faire une opération spéciale. La surveillance aérienne permet de suivre plus facilement la voiture. Sur la route, il y a plus de risque à rattraper une voiture ou une motocyclette. Nous envisageons donc d'utiliser cette pratique d'une manière sporadique », laisse entendre Mme Nepton.

Durant les années d'or de la surveillance aérienne, la SQ possédait ses propres appareils. Aujourd'hui, elle fait affaire avec des propriétaires privés. Un policier formé dans ce type de surveillance accompagne le pilote.

Ailleurs au Canada, cette pratique existe, dont en Ontario. Aux États-Unis, elle est répandue dans plus de la moitié du pays.

Le projet pilote devrait se poursuivre en Montérégie et en Estrie. La SQ privilégiera des situations particulières, dont des embouteillages et des chantiers de construction

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