Personne ne sait où le jeune homme de 22 ans est rendu, mais il a quitté sa chambre de l'hôtel Le Montagnais en soirée, en prenant soin de prendre son passeport et de laisser une lettre à son entraîneur.
Selon les informations obtenues par Le Quotidien, Companioni Blanco avait préparé son coup depuis plusieurs semaines. Du moins, c'est ce qu'il laisse entendre dans la lettre écrite et laissée sur le bureau de la chambre de son entraîneur. Même si les passeports étaient rangés dans un endroit sécuritaire et verrouillé, Blanco est parvenu à s'emparer de son précieux document. Il aurait aussi pris une somme d'argent qui appartenait à l'équipe.
« Selon ce que nous avons su, c'est que tout était planifié depuis longtemps. Il aurait une amie italienne et voulait la rejoindre. Il aurait quitté sa chambre samedi soir. Il faut penser que quelqu'un l'attendait à proximité de l'hôtel.
« C'est la première fois qu'une chose comme ça se produit dans le cadre de la Coupe des Nations à Saguenay. C'est toujours une surprise, mais nous ne pouvons pas faire grand-chose. Nous prenons acte de ce qui s'est passé, c'est tout. Les autorités sont avisées et verront ce qu'elles peuvent faire », admet Lauréat Larouche, directeur général de la Coupe des Nations.
Du côté du président Bernard Noël, il n'est pas tombé en bas de sa chaise en apprenant la nouvelle.
« Je ne suis pas vraiment surpris d'apprendre qu'il y a eu une défection de la part d'un cycliste cubain. Mais nous ne pouvons rien faire avec une histoire comme ça. C'est décevant », indique Bernard Noël.
Quant à savoir ce qui va arriver avec Ruben Companioni Blanco, il est difficile de dire ce que lui réserve l'avenir. Le jeune homme possédait un visa pour le Canada, mais n'en a pas pour l'Italie, où demeurerait sa copine.
Il n'a pas été possible de joindre des représentants de l'ambassade de Cuba au Canada, ni les services de l'immigration du Canada.
Ruben Companioni Blanco occupait le 67e rang au terme des trois premières étapes. Il se trouvait à huit minutes du meneur. Le jeune homme avait sans doute la tête ailleurs qu'à la course.