Aux pommes, nous sommes allés

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Caroline Poirier
Le Quotidien

CHRONIQUE / Comme mentionné la semaine dernière, nous avons fait notre périple sur l'Ile d'Orléans pour y cueillir nos pommes. Tout un chacun avait une idée précise de l'utilisation de ses pommes.

Le plus merveilleux, c'est que tout le monde pourra manger les pommes crues. Eh oui, même les intolérants aux pommes ! Puisqu'elles n'ont pas de produits pour leur conservation ou autres, aucune réaction à craindre lorsqu'on les croque à belles dents. Ce qui n'est pas possible avec les pommes du marché sauf les Cortland. 

Et pour les variétés, il y en a tellement de différentes que celles du marché. Cette année j'ai découvert, entre autres, la Royal Court, que l'on pourrait qualifier de Cortland améliorée, la Wealthy et la Wolf River.

La Wolf River

La plus surprenante de ma récolte est la Wolf River. Ce n'est certainement pas la première année qu'elle est disponible, mais je n'y avais pas porté attention auparavant. J'en ai fait une croustade et c'est complètement différent que l'utilisation des autres variétés de pommes. Elle a fait beaucoup moins de jus qu'à l'habitude, ainsi la garniture est restée vraiment croustillante, pas du tout détrempée. 

Retenez que ce n'est pas une pomme très intéressante à manger fraîche, mais qu'elle fait fureur après cuisson puisque sa plus grande particularité est qu'elle garde sa forme à la cuisson. Et sa grosseur ! ! ! Il n'est pas rare de voir des spécimens de 450 g (1 lb), bien que la moyenne se situe plutôt autour de 300 g. Son créateur, William Springer l'avait surnommé la « pomme monstre ». En 1880 il a participé à une démonstration de pommes où il en a profité pour en présenter une pesant 600 grammes ! Elle est toute désignée pour la déshydratation et le beurre de pomme. 

William Springer était un bûcheron québécois qui a déménagé avec sa famille au Wisconsin. Lors de leur voyage en train, ils ont fait un arrêt sur le bord du lac Erié où il y acheta un boisseau entier de pommes de la variété Alexandre. Arrivé sur sa nouvelle ferme en 1851, il y sema le long du la rivière Wolf certains des pépins des pommes Alexandre qu'il avait conservés. Et c'est ainsi que la variété Wolf River vit le jour. 

De nouvelles variétés

On peut dire que Roland Joannin de Saint-Joseph-du-Lac est un homme patient ! Il a mis 30 ans à créer de nouvelles variétés de pommes plus croquantes, plus tolérantes aux infestations et mieux adaptées au climat du Québec. Plusieurs pomiculteurs étaient désireux de remplacer la McIntosh, puisque cette variété est capricieuse et fragile. De plus, c'est une grande consommatrice de pesticides et les arbres supportent mal les grands froids du Québec. 

Il a ainsi créé de nouvelles variétés que vous pourrez retrouver au marché Jean-Talon et en quelques autres endroits...si vous êtes chanceux. Ce sont les variétés Eureka, la Belle d'août, la Rosinette, la Passionata et l'Octobre. 

Mangez la pelure !

Comme pour la plupart des fruits et légumes que nous consommons, il est préférable de manger la pelure. Celle de la pomme à un pouvoir antioxydant de 2 à 6 fois plus élevé que celui de la chair.

Conservation

Vous trouvez que vos pommes ne se conservent pas longtemps. Peut-être les laissez-vous à la température de la pièce, ce qui les fait ramollir dix fois plus vite. Pour éviter que la chair ne devienne farineuse, il est conseillé de les conserver dans le tiroir à fruits du frigo, libres ou dans leur sac d'origine, la saveur et la fermeté seront ainsi garanties. De cette façon, elles se conserveront plusieurs semaines au frigo. La façon dont vous traitez les pommes est très importante également. Pour éviter de les meurtrir, vous devriez les manipuler avec autant de soins que si c'était des oeufs. 

Conservation de longue durée

Si vous êtes allé aux pommes et que vous en avez beaucoup, vous souhaitez probablement les conserver longtemps. Pour ce faire, enveloppez-les individuellement dans du papier journal, puis empilez-les délicatement dans une boîte en carton. La placer dans un endroit frais et sombre, par exemple une chambre froide. Attention toutefois de ne pas entreposer les pommes au même endroit que des pommes de terre, à cause du gaz émis par ces dernières.

transformez immédiatement Coupez la chair en quartiers et faites-la congeler. Vous aurez alors la possibilité de les cuisiner à votre guise. Elles seront prêtes lorsque vous voudrez faire des tartes, des potages, des muffins, des croustades, des sauces et j'en passe et j'en passe...

Ne jetez pas les pelures et les coeurs

Utilisez-les pour faire de la gelée de pommes qui aura une couleur superbe. Si vous n'êtes pas prêts à les transformer immédiatement, mettez le tout au congélateur pour les faire plus tard. En passant, le pèle-pomme de Starfrit travaille très bien. Ce sera la recette de la semaine prochaine.

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