Pique-nique dans les pommes

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pour nous, le long congé de l'Action de grâce de cette fin de semaine est... (123rf)

Agrandir

123rf

Caroline Poirier
Le Quotidien

Pour nous, le long congé de l'Action de grâce de cette fin de semaine est maintenant associé à notre périple de cueillette de pommes sur l'île d'Orléans...si la température le permet. La cueillette de pommes est davantage un bon prétexte pour faire un pique-nique à flanc de montagne dans le verger. On y cueille nos pommes directement de l'arbre pour accompagner nos fromages et terrines. Le bonheur au naturel est au rendez-vous.

De plus, nous sommes en plein dans le temps de mes variétés préférées : la Cortland et la Honeycrisp. Je ne suis pas vraiment adepte de la variété McIntosh. Elle noircit rapidement, perd sa forme à la cuisson et plutôt banale comme goût selon moi. À croquer, c'est vraiment la Honeycrisp qui l'emporte et à cuisiner, la Cortland puisqu'elle ne noircit pas, ou très peu, lorsqu'on la coupe et elle ne se transforme pas en compote dans les tartes.

Saviez-vous

 L'ancien nom latin de la pomme était malum ? Ce qui signifie « mal, mauvais », puisque certaines personnes voyaient la pomme comme un symbole de débauche. Le terme « pomme » est apparu dans la langue française en1080, dans la célèbre Chanson de Roland. Il vient du latin populaire poma, qui signifie « fruit ». 

 Il existe à travers le monde des milliers de variétés de pommes. Par contre 90 % de la production mondiale provient d'une dizaine d'entre elles. 

 La culture de la pomme se pratique depuis le 17e siècle. C'est à Louis Hébert, un apothicaire (ancien terme pour pharmacien), qu'on attribue la plantation des premiers pommiers apportés de Normandie vers 1617, à Québec. 

La culture de la pomme au Québec

Au Québec, le premier verger aurait été planté sur les flancs du Mont-Royal, à Montréal, vers 1670 par les Jésuites. Depuis, la pomiculture s'est solidement implantée au Québec et on peut retrouver une douzaine de variétés les plus populaires. Je vous présente les principales variétés. Laquelle est votre préférée ? 

Paulared : avec sa chair ferme et croquante, elle est le délice des amateurs de pommes croquantes et acidulées. Elle est issue d'un semis du hasard puisqu'il est impossible de retracer précisément ses origines. On pense que ça pourrait être la Cortland et de la McIntosh qui soient impliquées dans le croisement. À croquer ou à cuire en compote puisque sa chair a tendance à se défaire.

Lobo : de forme souvent irrégulière, ce gros fruit jaune strié de rouge a une chair très blanche teintée de rose. Elle est croquante, juteuse, mi-sucrée et mi-acidulée. À croquer ou à cuire puisqu'elle garde bien sa forme à la cuisson.

McIntosh : Son jus est abondant et sucré. Elle est bonne à croquer, mais aussi excellente pour le jus et en compote.

Honeycrisp : cette variété ne cesse de gagner en popularité depuis 1990. Exceptionnellement croquante et juteuse avec un goût de miel bien marqué, sa chair de couleur crème brunit très lentement. 

Gala : Sa peau est dorée tachetée de rouge, sa chair est jaune, très ferme et très sucrée. C'est une des variétés les plus cultivées dans le monde. Originaire de la Nouvelle-Zélande, la Gala est le fruit d'un croisement entre la pomme Jaune Délicieuse et la Kidd's Orange. Excellente comme pomme à croquer.

Spartan : de forme joufflue avec une chair croquante et ferme, issue d'un croisement entre la McIntosh et la Yellow Newton Pippin, cette pomme canadienne (née en Colombie-Britannique) oscille entre le jaune et un beau rouge soutenu. Elle est sucrée, aromatique et mi-acide. À croquer ou pour la fabrication du cidre.

Cortland : Sa chair est très blanche, tendre et sucrée. Elle est issue d'un croisement entre les variétés McIntosh et Ben Davies. Elle est excellente dans tous les plats en particulier pour les tartes, puisqu'elle garde sa forme et ne brunit pas.

Empire : très ferme, avec une pelure rouge foncé et sa chair de couleur crème. Issue du croisement entre la McIntosh et de la Rouge Délicieuse, elle est croquante, juteuse et très sucrée, avec peu d'acidité. À croquer ou pour la fabrication du cidre.

Russett : issue d'une ancienne variété, elle refait sa place tranquillement. De couleur jaune et tachetée, sa chair est d'un blanc parfois verdâtre de texture plutôt tendre, parfois un peu grossière. Son goût est sucré avec une pointe d'acidité. On l'utilise surtout pour le cidre ou la compote, et c'est une variété qui se déshydrate très bien. 

Vista Bella : juteuse au goût moyennement sucré avec une petite touche d'acidité. Elle se mange telle quelle, et rapidement si possible, puisque sa durée de vie est plutôt courte.

Melba : de forme un peu aplatie, de couleur bien rouge avec une chair tendre, molle et fondante. Son goût est très parfumé, sucré avec une pointe d'acidité bien présente. Il est préférable de la cuisiner que de la croquer. 

Jerseymac : gros fruits rouge foncés, croquants et fermes, sucrés, parfumés, avec très peu d'acidité. À croquer ou transformer en jus.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer