Prune, prunelle, pruneau

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CHRONIQUE / Afin d'écrire ces chroniques, je puise beaucoup dans mes... (Photo 123RF)

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Caroline Poirier
Le Quotidien

CHRONIQUE / Afin d'écrire ces chroniques, je puise beaucoup dans mes connaissances personnelles, mais je dois également faire des recherches pour approfondir le sujet et surtout, valider certaines informations. J'adore ça! Ça me permet de rester connectée sur mon métier premier d'enseignante. Je suis curieuse et j'aime fouiller dans les livres et références diverses. Vos questions sont le départ de bien des chroniques.

Ainsi, il y a de cela quelques semaines, mon frère et ma belle-soeur croulaient sous les prunes...Dans le passé, c'était les poires, la variété Ure. (En passant, si vous en avez et que vous ne savez pas quoi en faire, je suis preneuse. J'aimerais tellement me refaire de la confiture de cette variété de poires). En dernier, on en faisait une fête. On se réunissait et on cuisinait des confitures. La fois qui me revient le plus en mémoire est celle où mon frère, qui s'occupait du repas du souper, avait cuit un gigot d'agneau sur la broche. On en parle encore moi et mon chum tellement il était bon. Un délice!

Maintenant que le poirier est mort, c'est un prunier qui a pris le relais et cette année, il a produit en fou. Ils ne savaient plus quoi en faire. Une fois leurs confitures faites, ils en ont donné une grande partie...et je fus l'une des heureuses. Oui et non! Trois grosses boites de prunes à cuisiner rapidement. Elles ne se conservaient pas longtemps. Elles étaient vraiment mûres à point lorsque je suis allé les chercher. Mais de quelle variété étaient ces succulentes prunes? On connaît surtout les variétés de pommes, de poires, de mangues...mais les prunes: prunes noires, rouges, jaunes. Voilà, mes recherches ont porté fruits et je suis vraiment étonnée de la réponse que je vous livre en deux parties. Donc, la suite la semaine prochaine pour les variétés et les recettes, mais tout d'abord...

Un peu d'histoire

Au départ, ce fut dans le but d'améliorer le menu des colons de la Nouvelle-France pendant les longs hivers que Samuel de Champlain et les Pères Récollets décidèrent de planter des arbres fruitiers sur les rives du Saint-Laurent, à La Malbaie et à L'Île-aux-Coudres lors de leurs voyages. Ce sont donc les prunes qui furent les premiers fruits cultivés sur nos terres. Avant cela, les Amérindiens et les colons n'avaient que les baies ou les fruits sauvages (entre autres, la prune des grèves) à se mettre sous la dent côté fruits.

Les premières variétés de pruniers étaient, la mirabelle, la reine-claude et la prune de Damas pourpre et jaune.

La culture de la prune se répandit vite, si bien que vers la moitié du XVIIe siècle, on trouve des pruniers dans plusieurs villages en bordure du fleuve.

Saviez-vous que?

  • Le prunier est probablement l'arbre fruitier le plus facile à cultiver.
  • La prune prendra le nom de pruneau lorsqu'elle est séchée.
  • La prune est le plus répandu des fruits à noyau aussi appelés drupes.
  • Le terme «prunelle», qui a précédé «prune» date de 1175. Il désigne les petits fruits des pruniers sauvages que l'on récolte tard à l'automne, après qu'ils aient subi quelques gelées. On en fabrique une liqueur (par macération dans l'alcool) et une eau-de-vie (par fermentation puis distillation), qui ont pris toutes les deux son nom. Un petit verre de prunelle de Bourgogne, ça vous dit?
  • Passeport santé nous apprends que «la capacité antioxydante du pruneau (prune séchée) est de 2 à 3 fois plus élevée que celle de la prune. Cela serait attribuable, entre autres, à la formation de nouveaux composés durant son séchage. Comparativement à d'autres fruits séchés, le pruneau contient aussi des quantités supérieures d'antioxydants. En effet, il en contient plus que l'abricot, la figue, les raisins et les dattes, mais un peu moins que les canneberges séchées.»

On en avait tellement ...

...qu'au début du XIXe siècle, c'est par barils entiers que la «p'tite prune d'habitants», comme on l'appelle à Kamouraska auparavant, est expédie par goélette vers les marchés des grandes villes.

...que M. Paul-Louis Martin en a fondé un musée à Saint-André-de-Kamouraska où l'on peut se procurer une douzaine de produits faits sur place. Il a reconstitué le verger qu'avait planté le marchand Sifroy Guéret dans les années 1840 qui comptait plus de 1000 pruniers. Selon lui, en 1901, on comptait pas moins de 218 000 pruniers dans l'est du Québec. En 1983, on en recensait seulement 2000 à Kamouraska.»

Un musée de la prune! Je savais qu'il y en avait beaucoup à Niagara, mais ici, chez nous! J'en cueille à l'île d'Orléans tous les ans lorsque je vais aux pommes...mais je n'aurais jamais pensé qu'on en avait déjà eu autant au Québec auparavant.

À la semaine prochaine pour la suite.

Sources: www.grandquebec.com, Passeport santé

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