Les ravages des usines à chiens

PICOTTE / Il y a une quinzaine d'années, en roulant sur la 40, on pouvait... (Photo 123rf)

Agrandir

Photo 123rf

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mélissa Viau
Le Quotidien

PICOTTE / Il y a une quinzaine d'années, en roulant sur la 40, on pouvait apercevoir une grosse grange avec une dizaine de races de chiens écrites dessus, au pinceau.

À l'intérieur, quelques mignons petits chiots étaient exposés dans des vitrines. Adjacent à cette bâtisse, il y avait un beau parc d'agilité qui laissait supposer que c'était un endroit amusant pour les chiens. S'il n'y avait pas la couleur ou la race qu'on voulait, le monsieur allait en arrière chercher le modèle de chien qu'on voulait. On ne pouvait pas visiter l'endroit où se trouvaient les autres chiots et leurs mères. Les plus connaisseurs pouvaient se permettre de douter du fait que certains spécimens soient trop gros ou trop petits pour leur race. 

D'un côté, on pouvait avoir l'impression de sauver un chiot de la misère, à bon prix et de la couleur de nos rêves ; d'un autre côté, on avait l'impression d'encourager un endroit où la reproduction avait quelque chose de malsain. 

Bien que ce type de commerce, ouvert au public, n'existe plus, il a eu le temps d'opérer longtemps avant d'éveiller des doutes sur la vie de misère que vivaient les reproducteurs. Jusqu'à ce que quelqu'un trouve l'expression exacte pour ce genre d'endroit : une usine à chiens. Prix abordable, choix abondant, mais côté génétique, on repassera. Dans ce genre d'endroit, on néglige le tempérament pour faire du beau, bon, pas cher. Les bêtes, n'étant pas stimulées, perdent même les caractéristiques qu'on leur avait jadis attribuées. Les reproductrices épuisées n'arrivent pas à éduquer leur chiot pour en faire des bêtes ayant une bonne communication avec leurs semblables. La consanguinité est même au rendez-vous. 

Même si on tente de démanteler ce genre d'élevage, il y a des répercussions qui se feront sentir encore longtemps. Bon nombre de personnes ont poursuivi le massacre de la reproduction toute croche, à plus petite échelle, puisque les bêtes sont adoptées sans promesse de stérilisation. Avons-nous brisé des races ? Est-ce que ce genre d'endroit est en cause si on dénote plusieurs problèmes de comportements chez nos chiens ? Peut-être. 

Même si ce genre d'endroit de reproduction massive n'a plus sa place au Québec, il faut aussi se méfier des petits éleveurs qui abusent sur le nombre de portées pour une même bête ou qui négligent la génétique.

Refuges 

Au Québec, on souhaite faire la promotion des refuges comme lieu prioritaire pour adopter, mais encore faut-il que ces endroits s'adaptent à l'animal, maintenant considéré comme un être vivant doué de sensibilité.

Ce n'est pas parce que ça s'appelle un refuge que c'est nécessairement un endroit convenable. Certains hébergent tellement de bêtes qu'on pourrait aussi les appeler des « banques de chiens ». Les refuges éthiques ne laissent plus partir n'importe quel chien avec n'importe qui. Le but est de trouver la famille la plus appropriée pour éviter à l'animal de se retrouver une fois de plus abandonné. 

Les normes de biosécurité ont aussi augmenté pour éviter la propagation de maladies. En situation de stress, comme dans un chenil bruyant, on sait que les bêtes deviennent plus vulnérables à attraper certaines maladies contagieuses comme la toux de chenil et le parvovirus. 

Les futurs adoptants doivent s'assurer d'avoir une description complète et juste de l'animal afin de voir si leur mode de vie correspond à l'animal.

Golden Retriever sitting in front of a white... (Photo 123rf) - image 2.0

Agrandir

Golden Retriever sitting in front of a white background

Photo 123rf

Est-ce que je peux faire vivre mon chien dehors ?

Question : Quand je suis présent dans la maison, mon chien est parfait, mais quand je quitte, il brise tout. Je ne sais plus quoi faire. J'ai pensé aller le mener au refuge tellement je suis épuisé... C'est un gros croisé golden, très fort, qui réussit même à sortir de sa cage. On m'a parlé du collier électrique, mais je ne veux pas faire ça à mon chien. Comme il aime être dehors, je me demandais si je pouvais l'attacher dehors quand je m'absente ?

Réponse : Si votre chien est à l'aise dehors, qu'il ne dérange pas les voisins et que vos installations sont sécuritaires, il n'y a pas de problème à le laisser là. C'est un bon compromis, surtout si vous ça vous permet d'éliminer l'option de l'abandon. Certains chiens adorent ce mode de vie. Évidemment, assurez-vous qu'il fasse assez d'exercice. De plus, ses comportements seront à surveiller. S'il devient craintif ou réactif à la vue d'étrangers, quand il est attaché à cet endroit, vous devrez vous questionner de nouveau.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer