Les étoiles de Picotte

Sauvetage (Photo Le Progrès-dimanche, Mélissa Viau)

Agrandir

Photo Le Progrès-dimanche, Mélissa Viau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Picotte
Le Quotidien

Sauvetage

Le 17 octobre dernier, au milieu d'un champ de St-Honoré, dépourvu de maisons, un chat fouille pour trouver de la nourriture. Mélissa, la complice de Picotte, s'approche du petit animal qui s'est caché dans un buisson. 

Elle l'appelle tout doucement et le chat accourt aussitôt en criant sa détresse. Jamais, dans tous ses sauvetages d'animaux, elle n'avait vu ce comportement. Habilement, un animal laissé à lui-même aura tendance à fuir. Le jeune chat, dans un état rachitique, est visiblement à un poil de la mort. Sa peau nous révèle aussi une déshydratation. Collé à Mélissa, tel un velcro, l'animal ne cesse de se lamenter. Ses cris ressemblent à ceux des bernaches qui volent dans le ciel. 

Pas question de laisser cet animal mourir ici. Comme le sauvetage a eu lieu loin de la maison de Mélissa, le nouveau rescapé doit faire un petit tour de voiture. « Il se roulait de joie sur mes genoux », se remémore Mélissa qui n'oubliera jamais ce face-à-face avec l'abandon cruel.

Évidemment, pour éviter la propagation de maladies, l'animal a été isolé dans un endroit chaud, spécialement conçu pour ce genre de sauvetage. (Le même endroit où avait séjourné Râto lors de son arrivée parmi les Étoiles de Picotte.) Nourriture à volonté, bouillon tiède et eau sont maintenant à la disposition du chat. Au bout de 24 h, voyant que sa vie n'était déjà plus en danger, nous avons prévu la visite chez le vétérinaire dans les prochains jours. 

Hypothèse

Ce chat domestiqué a probablement été délibérément abandonné en pleine campagne par des gens qui croyaient faussement que leur chat allait être libre et heureux. Il a donc erré plusieurs semaines sans trouver de nourriture. Plusieurs croient faussement qu'un chat sait instinctivement chasser les souris pour se nourrir. En réalité, si le chaton n'a pas appris à chasser au côté de sa mère, il n'aura jamais l'instinct de se nourrir de vermines. Il chassera pour jouer, sans plus. Dans ce cas-ci, étant affaibli par la famine, ce chat n'avait même pas l'énergie de jouer.

Braconnage

« Saviez-vous que ramasser un animal sauvage, à déclaration obligatoire, accidentellement frappé par une voiture, est illégal ? »

Bien qu'en Ontario on permette aux gens de récupérer les gibiers accidentés, au Québec, ramasser un animal à déclaration obligatoire est considéré comme du braconnage. 

Si vous frappez une bête sauvage, un transporteur sera mandaté pour la reconduire dans un dépotoir. Si vous décidez de conserver illégalement la viande, et que les agents de protection de la faune vous retracent quelques jours, voire quelques mois, plus tard, ils ont le droit de saisir la viande et tout ce qui a servi à braconner, y compris le véhicule. L'amende peut alors s'élever à près de 5000 $.

Rapporter ses erreurs

Quand un chasseur fait un double abatage ou qu'il abat une femelle orignal, alors que la chasse est ouverte pour le veau et le mâle, il doit rapporter son erreur. La carcasse de l'animal doit alors être soignée pour en conserver sa viande, car il est aussi illégal de laisser de la viande se perdre. 

Les agents de protection de la faune iront saisir la carcasse et feront affaire avec des collaborateurs pour le débitage. La viande sera ensuite distribuée dans des organismes communautaires pour offrir des repas spéciaux à leur clientèle lors de la période des Fêtes. Si vous savez que vous êtes en infraction, c'est plus payant de se rapporter. Avoir sur la conscience qu'à tout moment une enquête peut mener à vous, n'a rien de rassurant. 

Par contre, selon le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, la viande d'un animal accidenté risque trop souvent d'être impropre à la consommation. 

Dénoncez

Pour maintenir l'équilibre fragile entre l'humain, la faune et ses habitats, les 30 agents de protection de la faune du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont besoin de vous. Après tout, si votre voisin vide un lac de poissons, ou abuse de la chasse, ce sera vous le plus grand perdant. De plus, les braconniers ont souvent tendance à se vanter de leurs exploits. Dénoncez-les de façon confidentielle à SOS Braconnage (1-800-463-2191 ou centralesos@mffp.gouv.qc.ca). Pour toutes informations, quand vous avez un doute sur les lois et règlements qui régissent la faune au Québec, vous pouvez aussi appeler au 1-877-346-6763.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer