Près de 10 000$ pour soigner Kiwi

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Trois mois après son opération, Kiwi ne se porte pas longtemps sur ses pattes arrière.

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Le Quotidien

Le fâcheux accident est survenu le 5 mars dernier.

« Je faisais le tour de la ferme avec le camion et j'ai senti que je venais de passer sur quelque chose, pour constater que c'était mon chien », relate Micheline Naud. La robuste labrador s'est dégagée elle-même les pattes arrière prises sous la roue. Elle n'a pas bronché, mais une fois rendue à la maison, le couple s'est rendu compte que Kiwi souffrait et avait du mal à bouger ses pattes arrières.

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En plein samedi soir, ils se rendent d'urgence à l'Hôpital vétérinaire du Boisé de Chicoutimi. Sévèrement blessée, la chienne a des fractures qui requièrent des tiges de métal. « On a pensé à l'euthanasie, mais c'était au moment du débat concernant l'euthanasie assistée et on se questionnait sur notre pouvoir de décision de vie ou de mort », réfléchit Élie-Marie Tremblay. 

Avec l'approbation des propriétaires, Kiwi est donc transférée, deux jours plus tard, à Québec, dans une clinique spécialisée. Le 8 mars, elle est opérée et la réhabilitation commence. Elle passe cinq jours là-bas et la famille du Saguenay reçoit quotidiennement des nouvelles et de petits films pour montrer le progrès de son animal. Heureusement que dans tout ce processus, la docile chienne n'a jamais perdu patience ni démontré le moindre signe d'agressivité.

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Suite à son accident, l'environnement de Kiwi a dû être adapté. Une rampe à l'extérieur et des tapis partout dans la maison, pour l'empêcher de glisser, font maintenant partie des meubles de la famille Naud-Tremblay !

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« De retour à la maison, on s'est rendu compte que ce ne serait pas gagné. On se demandait dans quoi on s'était embarqué. C'était un défi. Un très gros défi », explique M. Tremblay. À l'aide de harnais, aux trois heures, jour et nuit, les soigneurs de Kiwi devaient la sortir pour ses besoins, veiller à ce qu'elle ne souffre pas, lui donner ses médicaments, s'assurer qu'elle mange et boive convenablement... « C'était plus d'ouvrage qu'un bébé », ajoute Mme Naud. Ne voulant pas manger pendant un mois, Kiwi fut même nourrie de tourtière ! 

Au bout de la ligne, la famille Naud-Tremblay aura investi près de 10 000 $. Sans compter leurs heures, ils auront tout fait pour soigner leur animal. S'ils avaient su l'investissement de temps et d'argent qu'impliquait leur décision, la famille de Shipshaw y aurait pensé à deux fois. Trois mois plus tard, la labrador est loin d'avoir retrouvé toutes ses capacités. Elle sautille, car elle ne contrôle plus très bien ses pattes arrière. Elle a besoin de prendre des pauses fréquemment et elle ne tient pas longtemps debout. « Des fois, je me demande si elle est heureuse et si elle se rend compte qu'elle n'a plus les mêmes capacités qu'avant », observe Élie-Marie Tremblay. Cette aventure les rend un peu perplexes. « C'est notre dernier chien. Après elle, il n'y en aura plus », intervient Mme Naud.

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Après un triste accident leur ayant coûté près de 10 000 $ en soins vétérinaires, Kiwi est toujours avec Élie-Marie Tremblay et Micheline Naud, mais on ne sait pas encore si elle retrouvera plus de capacité physique.

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Réflexion d'un agriculteur

Agriculteur de métier, M. Tremblay en a vu mourir des bêtes. Il a souvent abrégé les souffrances d'animaux malades ou sévèrement blessés. « Mais là, c'était un autre contexte. Les enfants sont partis de la maison et Kiwi est un membre de notre famille. Quand l'accident est arrivé, elle avait juste les pattes arrière de blessées », précise l'homme avec compassion. 

De plus, selon l'agriculteur, quand on parle d'une vache, ce n'est pas la même relation qu'un chien qui vit avec nous dans la maison. « Quand une vache ne sert plus à rien, elle va à la viande », ajoute l'agriculteur qui a eu quelques chiens de race labrador dans sa vie et la plupart ont dépassé les 15 ans. Le couple de Shipshaw ne pouvait pas concevoir de perdre leur belle Kiwi qui avait seulement neuf ans. 

« Une balle de 22, ça vous aurait coûté moins cher », répliquent la plupart des gens qui apprennent l'histoire de Kiwi. Les seuls à avoir félicité Élie-Marie Tremblay et Micheline Naud sont les membres de l'équipe du Centre Vétérinaire Daubigny qui ont soigné la belle labrador brune de neuf ans.

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