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Des établissements vétérinaires se retirent de Facebook

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Le Quotidien

Il est désormais impossible de suivre certains établissements vétérinaires de notre région sur Facebook (FB). Pris au centre de tourbillons ayant enflammés les réseaux sociaux, de dévouées équipes oeuvrant en santé animale ont décidé de se retirer de FB.

Les mauvaises interprétations et les ouï-dire, principalement générés par des pages « Spotted », finissent par devenir une perte de temps et d'énergie considérable pour les cliniques vétérinaires qui doivent pratiquement engager une personne à temps plein comme modérateur. 

Certains clients se permettent de poser leurs diagnostics personnels, de juger le travail des professionnels et de salir leur réputation avec des propos sans fondement. 

Juger et faire la morale aux familles qui confient leurs animaux aux refuges est devenue le combat quotidien de bien des internautes. Il y a deux ans, le Refuge des animaux de Chicoutimi mettait un terme à sa page FB après avoir été la cible de propos diffamatoires à la suite d'une photo publiée sur sa page. 

Beaucoup de groupes prennent plaisir à défendre les animaux en faisant beaucoup de sensationnalisme. Caché derrière un ordinateur, on se croit tout permis, oubliant le travail acharné dans le domaine de la santé animale. Plusieurs employés se disent épuisés de gérer les malentendus sur Facebook en plus de tout le travail qu'ils ont. 

La revue Le Veterinarius, qui s'adresse aux membres de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec, traite régulièrement des médias sociaux afin de préparer les professionnels de la santé animale à réagir si une situation le nécessitait. 

« Un employé n'a pas le droit, même en dehors de ses heures de travail et avec son matériel informatique, de diffuser des renseignements confidentiels concernant son employeur ou ses clients, de prendre position ou de faire des déclarations publiques lorsqu'elles sont susceptibles d'affecter la réputation ou les affaires de son employeur », peut-on lire dans l'édition de juin 2015.

La question de l'argent revient souvent quand on parle de soins vétérinaires. Les clients, outrés par leur facture, se lamentent sur FB et reçoivent l'appui de leurs amis. 

Nous avons pourtant la chance d'avoir dans notre région des établissements qui investissent en matériel à la fine pointe de la technologie. La plupart des gens n'ont aucune idée des coûts reliés à cette pratique et c'est pourquoi les jugements sont si faciles. Surtout que pour les humains, le système de santé est gratuit. 

Si vous vous présentez dans un établissement vétérinaire avec un animal blessé ou malade qui ne vous appartient pas, sachez que deux choix s'offrent à vous. Soit que vous agissez comme mandataire, en assumant les frais reliés aux soins nécessaires, soit vous refusez. Si vous acceptez, vous détenez les mêmes obligations que le propriétaire de l'animal. 

Si vous refusez d'être mandataire, vous n'aurez pas accès au dossier médical de l'animal ni à toute information concernant l'évolution de sa condition.

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