Facebook pour les nuls

«Chien perdu sur le boulevard Talbot.» Date de publication: 1er juillet 2013.... (Archives, Rocket Lavoie)

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Archives, Rocket Lavoie

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Patricia Rainville
Le Quotidien

«Chien perdu sur le boulevard Talbot.» Date de publication: 1er juillet 2013.
«Alerte Amber en Ontario. Enfant de cinq ans recherché.» Date de publication: 30 juin 2014.
«Gagner des billets pour le spectacle d'Éric Lapointe.» Date de publication: 26 avril 2014.

Ces trois nouvelles, je les ai vues passer sur mon fil d'actualité Facebook cette semaine. On est en 2016. De vieilles publications, partagées par des amis Facebook, qui croyaient pourtant bien faire.

Celle de l'alerte Amber concernait le petit Nathan O'Brien, qui a finalement été retrouvé mort quelques jours après sa disparition. Le petit a été assassiné. Pourtant, l'alerte Amber est réapparue sur Facebook cette semaine, près d'un an après son décès. Un ami l'a publié, puis la nouvelle a été partagée en grand nombre par la suite.

Le problème, c'est que l'ami Facebook en question a oublié de regarder la date de l'article avant de peser sur «partager». Et, comme c'est le cas lorsqu'on tombe dans le piège des médias sociaux, la publication s'est répandue comme une trainée de poudre.

Des photos de chiens perdus il y a des mois, et probablement retrouvés depuis belle lurette, inondent également nos fils d'actualité Facebook. Une vieille publication pour un concours a également refait son apparition, cette semaine. Un rectificatif a d'ailleurs été diffusé par la maison de production, puisqu'une foule d'internautes tentait de remporter sa paire de billets.

C'est inutile. Je ne comprends pas ceux et celles qui partagent n'importe quoi n'importe quand, sans vérifier la véracité ou la pertinence de la nouvelle.

Mais, ce qui me jette en bas de ma chaise, ce sont les internautes qui partagent des publications au contenu obscène, sans prendre conscience que tout le monde peut voir ce qu'ils regardent sur le Net.

Vous savez, ces vidéos que l'on doit absolument partager sur notre page afin de pouvoir les visionner. Règle générale, ce sont les hommes d'un certain âge qui tombent dans le piège. J'imagine qu'ils ne sont pas très familiers avec la jungle qu'est Facebook et se croient à l'abri des regards indiscrets.

Au cours des dernières années, j'ai même vu quelques élus partager des images et des vidéos à caractère sexuel. J'ose espérer qu'ils ignoraient tout simplement que tous leurs contacts Facebook pouvaient voir le contenu partagé. J'ose espérer que ces élus n'ont pas publié des photos de filles les seins à l'air consciemment.

Parce que si c'est le cas, il faudrait rapidement envisager d'offrir des formations «Comment utiliser Facebook pour les nuls».

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