Des chiens plus difficiles que d'autres

PICOTTE / Vous avez sûrement déjà vu ou eu un chien qui semblait tout... (Photo 123RF)

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Le Quotidien

PICOTTE / Vous avez sûrement déjà vu ou eu un chien qui semblait tout comprendre. Vous savez ce genre de chien qui attend sagement l'autobus au bout de l'entrée, sans que personne ne lui ait appris. Ou qui s'assoit tranquille près de son bol quand vient le temps de manger, sans qu'on lui ait demandé.

Le chien fonctionne par associations positives et négatives. Il répétera ou pas certains comportements, dépendamment de la conséquence. Le climat familial, l'éducation, la génétique et l'environnement ont un grand rôle à jouer dans l'épanouissement de notre animal. Il faut aussi savoir que le cerveau du chien n'est pas moins fragile que celui de l'humain. Il peut manquer d'air à la naissance et il peut vivre des traumatismes.

De plus, à force de ne pas se soucier de la génétique, et à force de vouloir reproduire des standards de conformation dans les races, a-t-on négligé le tempérament du chien ? En voulant un chien endurant, performant et allumé, avons-nous créé certaines races de chiens malades mentalement ?

Le gros bonasse couché sur la galerie qui regarde les gens marcher dans sa rue n'a pas eu une éducation si différente de celui, deux maisons plus loin, qui veut manger tous les vélos qui passent. Le chien adulte qui se fâche après sa queue, qui mange des roches ou qui n'arrive pas à arrêter de bouger sera plus difficile à gérer. Alors que les uns s'adaptent seuls à leur environnement, et sont capables d'encaisser les maladresses des humains sans garder de séquelles, d'autres virent complètement fous à la suite d'une association erronée.

L'éducation n'est pas toujours en cause quand on parle de troubles de comportements. Il faut faire la distinction entre les troubles de comportements et les mauvais comportements. Le chien qui aboie, qui saute sur la visite ou qui se sauve a de mauvais comportements. Le chien qui détruit tout quand il perd des yeux les humains, qui se lance à la poursuite de tout ce qui bouge, qui saute sur tous les autres chiens ou qui veut manger une main qui approche de son bol, a un trouble de comportement.

Ce n'est pas vrai que ça prend un cours en psychologie pour éduquer un chien. Mais il y a des chiens plus durs à éduquer que d'autres. Certains ont une prédisposition génétique reliée à l'hyperactivité, l'anxiété, la garde de nourriture, la prédation et l'agressivité. D'autres ont des séquelles psychologiques à la suite d'un traumatisme. Avant, les chiens problématiques se faisaient euthanasier. Aujourd'hui, on a plus de ressources pour travailler dans leur tête.

Dès l'âge de huit semaines, on peut déjà faire des tests avec le chiot, qui nous donnera une bonne idée de son tempérament. Et cessons d'évaluer un chiot en le mettant simplement sur le dos pour voir s'il est soumis ou dominant !

Mon chien a un TOC

Mesy est une femelle boston terrier qui joue... (Photo courtoisie) - image 3.0

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Mesy est une femelle boston terrier qui joue de façon très intense avec les frisbees et les ballons de basket. Sa famille soupçonne même qu'elle a un TOC.

Photo courtoisie

Jessica Brisson croit que son chien a un problème mental, ou plus précisément un trouble obsessionnel compulsif (TOC).

Mesy est un boston terrier de quatre ans qui donne très bien les balles et autres jouets, mais les frisbees et les ballons de basket sont devenus extrêmement intenses.

« Elle les gratte et les lèche sans bon sens et on dirait vraiment qu'elle devient possédée ! Plus capable de le lâcher, on ne peut même pas le cacher dans la maison, car elle le sent, pleure et crie à côté. Elle passe un ballon de basket par été, ce qui est quand même impressionnant pour une petite chienne de 20 livres », explique Jessica. Dans son intensité, ses jouets deviennent complètement recouverts d'une épaisse couche de salive. « Mesy a droit à ces jouets spéciaux seulement l'été sur la galerie de mes parents. Chez moi, elle n'en a pas. Quand je vais ailleurs, et qu'il y a des frisbees, je dis aux gens de les cacher, mais souvent le mal est fait », précise la jeune femme d'Alma.

La réponse de Mélissa

Quand un jeu est trop intense, et que le chien ne semble pas bien dans sa tête, on vous propose de cesser l'utilisation de ces jouets. C'est un peu comme les chiens qui aiment secouer et tirer très intensivement sur les cordes.

On ne recommande pas de pousser un chien dans ce genre de jeu un peu malsain. C'est ''autorenforçateur'' pour l'animal et ça devient d'une intensité trop extrême.

Heureusement que dans le cas de Mesy le problème s'arrête à deux jouets. Il en existe plein d'autres qui l'aideront à rester saine dans sa tête!

- Mélissa

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